La présidente de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys espère que les élèves ne seront pas laissés pour compte avec l’abolition des élections scolaires annoncées par le ministre de l’Éducation, François Blais.

En entrevue à TC Media, Diane Lamarche-Venne a ainsi réagi à l’intention du nouveau ministre de donner un sérieux coup de barre au réseau des commissions scolaires en instaurant une nouvelle structure qui pourrait s’apparenter à des conseils d’administration.

La motivation de François Blais réside dans le faible taux de participation aux dernières élections scolaires de novembre dernier. Les élus pourraient céder leurs places à des comités composés de parents, directeurs d’école ou même des élus municipaux.

«Je comprends les motivations derrière cette décision, nous dit Mme Lamarche-Venne. Toutefois, on pourrait discuter pour s’assurer de donner un meilleur service à la population».

Aussi déçue par les piètres taux de participation, elle juge qu’il faudrait envisager la possibilité d’inclure les élections scolaires aux élections municipales, comme c’est le cas partout ailleurs au Canada, histoire d’économiser quelque 20 M$.

Mme Lamarche-Venne prétend que la CSMB peut participer à l’élaboration d’un nouveau modèle de gouvernance parce que «nous avons des choses à dire».

Un rôle méconnu
La présidente de la CSMB se désole que le rôle des commissaires n’ait jamais été bien compris par la population. Leur salaire est limité à 7000$ par année. Mme Lamarche-Venne lance d’ailleurs en boutade que «les parents et les élèves en ont pour leur argent!»

Diane Lamarche-Venne considère qu’étant constamment interpellée par les parents inquiets, même dans leur quotidien à l’épicerie ou ailleurs, que les commissaires font partie d’une démocratie de proximité.

Par ailleurs, les différents établissements de la commission scolaire fonctionnent déjà selon une structure décentralisée. « Même nos élèves ont voix au chapitre, les jeunes élus des écoles secondaires ont contribué au développement de notre planification stratégique », souligne la présidente.

Dépenses abusives
Depuis quelques mois, voire quelques années, les dépenses des commissions scolaires ont mauvaise presse. «Comme partout, il y a des décisions qui font sourciller. Mais à ce que je sache, l’UPAC n’a débarqué dans aucune commission scolaire comme ce fut pourtant le cas dans plusieurs administrations municipales» lance Mme Lamarche-Venne.

Quand on parle de commission scolaire, il n’y a pas grand-chose qui est recevable, ajoute-t-elle. Il n’y a pas de nuance, on mélange des pommes et des bananes.»

La présidente précise qu’elle tient les cordons de la bourse serré et qu’il n’y a jamais eu de dépenses abusives à Marguerite-Bourgeoys. Son objectif est de toujours en donner plus aux élèves.

Pour Mme Lamarche-Venne, les commissions scolaires agissent comme un chien de garde, et représentent le contrôle qualité de l’organisation qui, autrement, n’aurait pas un second regard.

Elle ajoute que les commissaires demeurent bien placés pour aborder de façon neutre les dossiers administratifs et prendre des décisions impopulaires lorsque cela s’impose.

Mais elle sent qu’il n’y a pas beaucoup d’écoute de la part de ministre Blais, qui n’a pas encore donné suite à ses demandes de rencontre. L’abolition des élus scolaire sera un sujet qui s’ajoutera à la longue liste de doléances déjà au menu de Diane Lamarche-Venne, notamment le nombre d’élèves par classe et les services aux élèves en difficulté.

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