Les usagers du pont Honoré-Mercier doivent prendre leur mal en patience puisque les bouchons sont là pour rester jusqu’à la fin des travaux prévue pour le 17 août, selon le ministre des Transports, Robert Poëti, qui se dit «désolé» et qui parle «d’un passage obligé».

«On fera le plus vite possible pour rétablir la circulation, mais on n’a pas le choix, indique M. Poëti. Ça nous rappelle à quel point Montréal peut être vulnérable. Il faut continuer d’investir dans nos infrastructures et le transport collectif».

Le ministre est conscient de la colère des automobilistes. «Il faut que les gens comprennent qu’on refait un tablier à neuf, soutient-il. On espère qu’il y aura de moins en moins de gens qui vont l’utiliser». Selon lui, les travaux sont effectués dans une période idéale où le pont est moins occupé avec l’approche des vacances de la construction.

Le député de Marguerite-Bourgeoys est d’autant plus préoccupé du fait que le pont Mercier joue un rôle clé dans l’économie de son comté. Quelque 82 500 véhicules empruntent ce pont quotidiennement. Sa construction remonte à 1959 et depuis 2007, environ 123 M$ ont été dépensés dans le renforcement de la structure d’acier.

Perte de revenus
Propriétaire du magasin Bicyclettes Tranquille, Yvon Lussier vit le cauchemar en double, car il habite Châteauguay, en plus de constater une baisse de la clientèle de son commerce.

«En dehors de l’heure de pointe du matin, je passe par Khanawake et je sauve du temps». Mais le soir, c’est l’enfer. «Il faut plus de 90 minutes et c’est bloqué jusqu’à la rue Labatt. On a deux voies sur la 20 et les rues Airlie et Labatt, puis tu as six voies qui tombent en une seule».

Son commerce perd 30% de sa clientèle. «Plusieurs clients de la Rive-Sud ne viennent pas à cause du pont», dit-il.

«Il faudrait une navette fluviale jusqu’à LaSalle et à la 32e Avenue à Lachine. Ça éliminerait tout le trafic du pont».

Pour sa part, le directeur de la Chambre de commerce du Sud-Ouest, Bernard Blanchet, soutient que l’organisme n’a pas encore reçu de plainte officielle concernant les inconvénients reliés à ces travaux. «Au moins, ils font ces travaux pendant la période de vacances au lieu d’attendre à la rentrée de l’automne», déclare-t-il.

Les camions lourds sont interdits pendant les heures de pointe et la limite de vitesse est fixée à 50 km/heure.

Le Ministère croit avoir mis en place la meilleure configuration possible.

«On a mis tous les joueurs à la même table pour voir quelle était la meilleure configuration pour limiter l’impact, car on ne veut pas que ça refoule dans des secteurs résidentiels. Il y aura une autre configuration pour la seconde phase», affirme Julie Paquet, directrice des Communications de la société des Ponts Jacques-Cartier et Champlain Incorporée (PJCCI).

Elle explique qu’un pont roulant a été installé «afin de permettre à l’entrepreneur d’amener les morceaux de dalles préfabriquées pour le remplacement du tablier».

Les travaux se poursuivent à raison de 20 heures sur 24, sept jours sur sept.

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