Hugo Lorini / TC Media Même la télé francophone ontarienne enregistre dans les studios de LaSalle.

L’industrie de la production télévisuelle et cinématographique de Montréal enregistrerait une année record en 2015, la meilleure depuis une décennie, notamment en raison de la baisse de valeur du dollar canadien.

C’est ce qu’avancent les principaux joueurs de l’industrie, rejoints par TC Media. Tant chez Cinépool de LaSalle, qu’aux Studios Mel’s, on est unanime sur le sujet. La valeur du huard et les crédits d’impôts gouvernementaux donnent un sérieux coup de main à l’industrie.

Au Bureau du cinéma et de la télévision du Québec, la directrice des communications, Andrée Gendron, confirme que 2015 sera une année record parmi les 10 dernières et que 2016 s’annonce aussi bien.

Globalement, l’organisme prévoit des tournages étrangers totalisant près de 300 M$ pour l’ensemble du Québec d’ici la fin de l’année.

Trois facteurs
«Les crédits d’impôts et la valeur du dollar sont séduisants pour les producteurs étrangers, mais il faut tenir compte qu’au Québec, la qualité des infrastructures et le talent des équipes sont des facteurs considérables», explique Andrée Gendron.

«Les incitatifs fiscaux sont les mêmes pour tout le Canada, mais au Québec, il y a les infrastructures et la qualité. Il y a une expansion phénoménale des effets visuels et l’expertise des professionnels en effets visuels au Québec est reconnue mondialement. Les producteurs profitent d’équipes concurrentielles avec le reste de la planète», précise la directrice.

«40% d’économies»
Chez Cinépool de LaSalle, avec un taux d’occupation de plus de 60%, on qualifie l’année 2015 d’exceptionnelle et on anticipe autant de succès en 2016, selon le propriétaire Denis Paquette et le directeur des studios, Hugues Lavoie.

«Ça change tout, au niveau de la production étrangère. Le producteur qui arrive ici avec un million $, on lui donne tout de suite 200 000$ en crédits d’impôt et il sauve un autre 200 000$ en argent canadien. C’est 40% d’économies comparativement à New York ou Los Angeles», déclare Hugues Lavoie.

Son de cloche similaire du côté de Michel Trudel, propriétaire des Studios Mel’s, le géant montréalais de la production en cinéma et en télévision, qui emploie environ 350 personnes.

«L’année 2015 a été bonne pour tous les gens de l’industrie, à cause du dollar canadien, des crédits d’impôt et parce que Montréal a les studios nécessaires pour attirer des méga-productions. Nous avons les techniciens et les équipes de tournage pour le faire».

«2016 s’annonce bien»
Michel Trudel explique que son entreprise vient de faire une année record en matière de coproductions. «Nous avons eu beaucoup de coproductions et nos producteurs locaux sont habitués de faire de plus en plus de grosses productions».

Cette année, les Studios Mel’s ont eu «cinq coproductions avec la France, dont deux avec Luc Besson», affirme M. Trudel, qui est très confiant en vue de l’an prochain. «J’arrive de Los Angeles et 2016 s’annonce bien, tant en productions américaines qu’en coproductions», ajoute-t-il.

Les données du Bureau du cinéma et de la télévision du Québec révèlent que l’industrie du cinéma et de la télévision compte 35 000 emplois et regroupe plus de 500 entreprises.

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