L’organisme Air-Som Centre Prisme, qui accueille annuellement entre 2000 et 2500 immigrants issus d’une cinquantaine d’ethnies, organise une collecte de denrées non périssables et de vêtements d’hiver afin de préparer des paniers d’urgence à distribuer aux familles syriennes réfugiées à Montréal.

Des organismes de LaSalle craignent cependant de manquer de temps pour s’organiser à les recevoir convenablement. «Personne ne sait rien. Même les gens de l’arrondissement ne savent pas», affirme Edmundo Pavon, directeur et fondateur de Prisme.

M. Pavon ne croit cependant pas que LaSalle accueillera beaucoup de familles syriennes. «Les deux tiers vont s’établir à Montréal et seront parrainés par le privé (familles, organismes). Nous n’avons pas d’association syrienne à LaSalle», explique-t-il.

En attendant, les dirigeants de Prisme partagent leur expérience en matière d’accueil des immigrants, avec des organismes du quartier, tels que le Nutri-Centre, la Maison des familles et le Club garçons et filles.

Aide précieuse
Les services de première ligne offerts par Prisme sont l’accompagnement des personnes et des familles dans la recherche d’un logement, la facilitation des liens avec les institutions (écoles) et l’aide à remplir la paperasse gouvernementale (assurance sociale, assurance-maladie et autres).

Un nouvel arrivant peut suivre un cheminement de 18 mois afin d’acquérir une certaine maîtrise de la langue française écrite et parlée.

Prisme accueille environ 200 personnes par jour et compte cinq employés, des bénévoles et des stagiaires. Les enseignants sont employés du ministère de l’Immigration.

Sa clientèle est surtout composée d’hispanophones, d’Asiatiques et de gens de la Moldavie. «Les deux tiers sont devenus résidents permanents, alors que les autres sont demandeurs d’asile ou issus des réunifications familiales», explique le directeur de Prisme.

27 ans d’implication
Edmundo Pavon a créé le Centre Prisme il y a 27 ans. «À la fin des années 90, il y a eu un boom d’immigration à LaSalle, à cause de l’accessibilité du coût des loyers, surtout sur la rue Airlie. Les institutions étaient dépourvues et il n’y avait pas de structure d’accueil», explique-t-il.

Le centre Prisme (Promotion, référence, information, services multiethniques) a d’abord opéré dans l’ancien CLSC du boulevard Newman, avant de déménager sur Lafleur. Tous ses services sont gratuits.

Financé principalement par le ministère de l’Immigration, il ajouté à son nom, le terme Air-Som, pour Accueil pour immigrants réfugiés du Sud-Ouest de Montréal, il y a cinq ans.

Ouvert du lundi au samedi, Prisme compte trois salles de cours et une garderie portant le nom de Matatirutirula.

M. Pavon croit que l’immigration est une bonne chose. «Pour n’importe quel pays qui peut se le permettre, c’est payant. Avec les impôts que les immigrants paient, ils défraient trois fois ce que le gouvernement a investi», soutient-il.

Paniers d’urgence
Afin de contribuer au bien-être des réfugiés syriens, Prisme mène une collecte de denrées non périssables (légumes en conserve, légumes secs, pâtes alimentaires, sauces) et d’articles d’hygiène (shampooing, savon, désodorisants, dentifrice, brosses à dents). Les vêtements d’hiver pour adultes et enfants sont aussi prioritaires.

Tous les dons peuvent être déposés au 414, avenue Lafleur, à LaSalle, ou au 1535, rue Notre-Dame, à Lachine.

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