L’ornithologue amateur Jean-Marc Lacoste a passé des années à explorer les milieux naturels de LaSalle, Verdun et les environs à la recherche d’oiseaux. Son lieu de prédilection est assurément le parc des Rapides, avec ses 225 espèces répertoriées. Il dévoile ses trucs pour observer cette faune ailée en pleine action.

Retraité depuis huit ans, l’ancien politicien arpente maintenant les parcs à raison d’une heure par jour. Armé de son appareil photo, il a monté un inventaire de 127 espèces d’oiseaux. Il a d’ailleurs été nommé membre du conseil d’administration de l’organisme sans but lucratif Héritage laurentien, qui veille principalement à la conservation des milieux naturels.

Espèces à voir
Présentement, les petits des parulines jaunes, des orioles de Baltimore, des viréos mélodieux et des tyrans tri-tri sont sortis du nid. C’est donc un moment privilégié pour apercevoir les parents en train de nourrir leur progéniture.

Ces oiseaux sont de taille assez modeste, cependant, et il peut être difficile de les voir. «Si vous croisez des photographes ou des animateurs, il ne faut pas hésiter à leur demander ce qu’ils voient. Ils vont pouvoir vous guider», conseille-t-il.

Il y a également certaines espèces plus faciles à observer, comme le grand héron, qui a donné son nom à l’archipel du canal Lachine devenu un refuge d’oiseaux migrateurs protégé en 1937.

Les bihoreaux sont également très présents au lever et au coucher du soleil ces temps-ci, et des volées d’une trentaine de sternes pierregarins peuvent être aperçues plongeant dans le canal, pêchant pour leurs petits.

Écosystème fragile
La diversité faunique du parc des Rapides s’étend bien au-delà de ses habitants ailés. Les arbres ont dû être protégés des castors qui ont élu domicile dans le canal. Des visons d’Amérique et des ratons laveurs font également partie de leur voisinage.

On y trouve aussi normalement trois espèces de tortues, mais une quatrième est venue s’ajouter au lot il y a sept ans, la tortue géographique. Héritage laurentien envoie chaque année un rapport au gouvernement fédéral sur celle-ci, puisqu’il s’agit d’une espèce protégée.

Pour s’assurer que les milieux naturels fréquentés par ces espèces restent en bon état, M. Lacoste espère voir les différents paliers de gouvernement et les arrondissements voisins travailler ensemble.

«Il faut bien se rappeler que les oiseaux, eux n’ont pas de frontière», soutient-il, souhaitant que les infrastructures du parc soient mieux entretenues et que les espaces qui l’entourent continuent à être bien protégés.

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