Collaboratioo spéciale Solange Viau

Lors de la récente assemblée annuelle des membres de la Caisse Desjardins de LaSalle, le président du conseil d’administration nous a appris de vive voix, la fermeture de deux guichets automatiques à LaSalle, en donnant des statistiques pour appuyer cette décision.

Toutefois, aucun mot sur le sujet dans le rapport annuel remis lors de l’assemblée. Aucun chiffre écrit pouvant permettre aux membres de bien évaluer la situation et de bien se préparer pour la période de questions. Cela manquait de transparence.

Des milliers de membres utilisaient ces guichets (utilisateurs internes et externes), et parmi eux, de nombreuses personnes âgées, car la population de LaSalle est parmi les plus âgées de la ville de Montréal. De nombreuses personnes devront désormais se déplacer en voiture, en autobus ou en transport adapté pour aller à la Caisse.

Voici quelques raisons pour lesquelles le CA aurait dû conserver ces guichets ouverts:

Offrir un service de proximité, ce qui favorise la vitalité des quartiers et l’achat local. Encourager les personnes à sortir de chez soi, à marcher, à rouler, à sociabiliser plutôt que de rester assises seules devant leurs ordinateurs ou dépendre des autres pour leurs transactions. Favoriser la protection de l’environnement, en diminuant l’utilisation de la voiture et la production des GES, et en limitant la propagation des ondes dont on ne connaît pas encore tous les impacts sur le corps humain. Procurer une sécurité à tous ceux qui se méfient de l’utilisation de l’internet pour leurs transactions.

Dans le rapport annuel, on pouvait aussi apprendre que la Caisse a redistribué plus de 104 304$ à des organismes ou partenaires du milieu afin de réaliser des projets stimulants. En voyant ces chiffres, on peut conclure qu’on a choisi de «déshabiller Pierre pour habiller Paul». Il aurait été préférable d’utiliser ces sommes pour garder les guichets automatiques ouverts, rendant ainsi service aux membres et assurant la satisfaction de la clientèle de la Caisse Desjardins. Offrir un service de proximité est un engagement social fort apprécié dans le milieu.

Les Caisses Desjardins trouvent toujours des fonds pour payer le salaire exorbitant de Monique Leroux (rémunération totale de 3.3 M$ par année (La Presse 25 septembre 2013), pour la construction d’un immeuble de 11 étages au centre-ville de Montréal, mais elles ne trouvent pas d’argent dans les fonds de tiroir ou d’idées ingénieuses pour maintenir des services de proximité à sa clientèle et assurer la satisfaction de ses membres.

Il semble que le mot rentabilité remplace de plus en plus le mot solidarité aux Caisses Desjardins.

Solange Viau

 

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