Catherine Bouchard/TC Media L'intersection des avenues Bernard et du Parc est très achalandée tant par les automobilistes que les piétons.

Au lendemain de l’accident ayant coûté la vie à une piétonne, l’incident suscite de nombreuses réactions au sein de la communauté du Mile End. Plusieurs réclament une modification des aménagements et une diminution de la vitesse sur l’avenue du Parc.

L’Association des commerçants du Mile End souligne que le secteur compris entre l’avenue Van Horne et la rue Saint-Viateur a toujours été problématique. L’accident mortel de mardi est survenu dans cette portion, à l’intersection des avenues Bernard et du Parc.

«Ça fait 35 ans que je suis dans le coin et ça fait 35 ans que c’est comme ça. Il y a un grand achalandage piétonnier et automobile. Il y a des problèmes de visibilité pour les automobilistes, notamment quand ils tournent sur Bernard», mentionne Jimmy Zoubris, vice-président de l’association commerciale.

Malgré des modifications apportées au feu de circulation pour laisser plus de temps aux piétons, les accidents mineurs arrivent régulièrement.

«Il faut mettre une lumière seulement pour les piétons. Il y a une seule voie sur l’avenue Bernard, alors les automobilistes voulant tourner se font pousser pour avancer. Ce n’est pas sécuritaire avec toutes les écoles qui sont tout près», indique M. Zoubris.

Sécurisation requise
Selon le docteur Stéphane Perron, de la Direction de la santé publique de Montréal, les artères comme du Parc devraient être sécurisées dans la métropole. Le problème est généralisé à l’ensemble de la ville estime le spécialiste de la santé.

«Ça prend des terre-pleins, des lumières plus longues, toutes mesures faisant en sorte de réduire le temps de traverse du piéton et son exposition aux automobiles», affirme M. Perron.

Ce dernier mentionne aussi la largeur et la quantité de voies comme facteurs dans le nombre de traumas.

«Lorsqu’on regarde des graphiques, on constate que les artères très larges, comme l’avenue du Parc, où il y a un fort volume de véhicules sont plus accidentogènes. Si on ne sécurise pas, année après année, ce sont les mêmes chiffres qu’on voit se répéter. C’est comme le jour de la marmotte», déplore le docteur.

À Montréal, 29 personnes ont perdu la vie sur les routes en 2015 et 271 ont été blessées gravement. La plupart des victimes sont des piétons et des cyclistes.

Trop rapide
Les passants rencontrés par TC Media au coin des avenues Bernard et du Parc soulignent que les automobiles roulent rapidement.

«Ce n’est pas sécuritaire surtout avec les voitures qui se stationnent n’importe où sur le coin de Bernard et du Parc et nous bloquent la vue. Il faut faire attention et être à l’affût même si c’est notre lumière pour traverser. En plus, 50 km/h sur l’avenue du Parc, c’est trop rapide. C’est une ligne droite, les autos ont le temps de prendre de la vitesse», croit une résidente du secteur depuis 20 ans, Marie-Lucie Carrier.

Une autre résidente du Mile End de longue date, Esmé Tierney, constate quant à elle le grand nombre d’accidents.

«J’ai toujours habité le quartier et il y a toujours eu beaucoup d’accidents, surtout avec les cyclistes. Les gens vont vraiment vite vers le nord, mais c’est un quartier résidentiel», indique Mme Tierney.

Jean-René Ouellet affirme que les véhicules arrivent dans diverses directions et qu’il faut donc être prudent.

«Ça arrive de partout. Ça va vite. C’est un boulevard. Il faut faire attention. Suffit d’un moment d’inattention et hop», relate M. Ouellet.

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