Rolline Laporte Denis Bernard, directeur artistique du théâtre La Licorne

Le Théâtre La Licorne, situé sur l’avenue Papineau dans le Plateau-Mont-Royal, a connu un automne «formidable», avec un public «fidèle et complice».

Avec entre 12 et 15 spectacles proposés par an, La Licorne n’a pas chômé cette année.

Le théâtre rouvrira le 17 janvier avec une production de La Manufacture à l’affiche, «Une mort accidentelle».

La Licorne a connu plusieurs salles combles en 2016, pour le plus grand bonheur de son directeur artistique, le comédien Denis Bernard.

«On a connu un automne formidable, avec une complicité extraordinaire d’un public fidèle, qui nous suit dans nos aventures et qui ose», lance-t-il.

Selon lui, cette programmation a été exigeante, audacieuse et avec de belles surprises comme «Fuck you! You fucking perv!» de Leslie Baker.

Le public, très curieux, est venu découvrir en grand nombre ce sujet très délicat de l’hypersexualité des jeunes filles, et a adoré.

«Terminus» de Mark O’Rowe, a connu aussi beaucoup d’achalandage. «Ce spectacle, qui  a un texte d’une grande intensité, est très rassembleur et très exigent, le public a formidablement répondu», lance le directeur artistique.

«Des promesses, des promesses» avec Micheline Bernard, qui va être produite de nouveau en 2017, a été à guichet fermé, tout comme «Le Spectacle» de Sonia Cordeau, Simon Lacroix et Raphaëlle Lalande.

«J’aime Hydro» de Christine Beaulieu a également «super marché», de même que «Foirée montréalaise» et «Les Inconnus» de Julie-Anne Ranger-Beauregard.

«Les Inconnus était une très belle performance des acteurs avec une belle mise en scène, explique Denis Bernard. Le spectacle parlait d’amour et de relationnel, il a réellement touché les gens.»

Les 5 à 7

En codiffusion avec la compagnie de théâtre La Manufacture, le comité de lecture de LAB87 a présenté les 5 à 7 de La Licorne en septembre.

«Les gens ont vraiment aimé ça, le théâtre a connu beaucoup de circulation, ça a été un succès total», commente M. Bernard.

Pour 10$ (15$ en 2017), le spectateur pouvait assister à une pièce de théâtre d’une heure avec de la nourriture et une pinte de bière.

Ce concept écossais a fait beaucoup parler, selon le directeur artistique. «On s’ouvre ici à un répertoire qui existe déjà au Royaume-Uni, c’est une dramaturgie peu explorée au Québec, celle de la pièce en un acte.»

Pour Denis Bernard, le théâtre est un lieu qu’il faut «à tout prix désacraliser, c’est un lieu de rencontres».

Très fier de travailler avec de tels artistes, il se dit également fier du public, «très exigent et qui veut qu’on lui propose des aventures qui vont le bousculer.»

 

 

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