Gracieuseté Le Livart

L’avenir du centre d’art contemporain le Livart, situé sur la rue St-Denis, dans le Plateau-Mont-Royal, est compromis en raison d’un conflit de voisinage.

D’après la directrice du Livart, Virginie Fisette, un voisin du centre d’art l’empêche d’obtenir de l’arrondissement le droit de tenir des événements et activités qui assurent la pérennité de l’OBNL.

«Le bruit, mais aussi simplement le fait de tenir un évènement en soirée les dérange, c’est vraiment de l’acharnement depuis des mois», déplore-t-elle.

Mme Fisette explique que la tenue d’activités notamment en soirée est nécessaire pour le financement de l’organisme. Elle ajoute avoir tenté, sans succès, de parler de la situation avec ce voisin.

Le Livart se caractérise par son modèle d’affaires, basé sur la multiplication et la diversification de ses activités comme la Galerie, l’école d’art, les studios et la tenue occasionnelle d’événements.

Une pétition pour aider le centre d’art a été mise en ligne mardi sur le site Change.org.

«Présentement le Livart se trouve dans une situation précaire dû à l’acharnement d’un individu souhaitant mettre fin à la tenue occasionnelle d’événements au sein du Livart, élément essentiel à la santé financière du centre et à la pérennité de celui-ci», peut-on lire dans la pétition.

L’automne dernier, une demande d’injonction a été formulée par l’avocat du voisin pour que l’organisation s’engage à tenir des évènements seulement selon son certificat d’occupation qui est «Galerie d’art, studio d’artiste et usage accessoire».

Le conflit s’est par la suite envenimé. Le dossier sera donc entendu la semaine prochaine devant le palais de Justice de Montréal.

L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal affirme qu’«en raison du procès à venir [ce dernier] ne commentera ce dossier. Le projet particulier adopté au conseil d’arrondissement du 4 mai 2015 autorise les usages «galerie d’art» et «ateliers d’artiste» ».

Selon Cindy Tessier-Trudeau, fondatrice du Livart, celui-ci étant un ancien lieu de culte, il possède un certificat d’occupation de centre socio-culturel «qui ne peut être obtenu que par les lieux de cultes et qui lui permet la tenue d’évènements».

Le centre d’art a ouvert ses portes en octobre dernier dans l’ancien presbytère de l’Église Saint-Jude.

L’avocat du demandeur, Me Leblanc, n’a pas souhaité commenter étant donné que l’affaire est devant les tribunaux.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!