Charlotte Lopez Des dizaines de familles ont désormais accès à leur logement social

Des membres de la coopérative l’Égali-terre et de l’OBNL d’habitation Utopie créatrice ont enfin pu prendre possession de leurs appartements «après plusieurs années d’attente», selon eux.

Les membres de la coopérative étaient «sans domicile fixe» en raison, d’après leurs dires, de retards dans un projet de logements sociaux de deux immeubles du complexe Clermont de Mondev, situé sur la rue Rivard.

Ce projet de construction a pu voir le jour grâce à Atelier Habitation Montréal, organisme œuvrant pour le droit aux logements des familles, des personnes âgées et des personnes seules.

Depuis le 17 mars dernier, la coopérative l’Égali-terre voit ainsi 24 de ses familles et membres avoir accès en location à des logements abordables au 5360, 5370 et 5380, rue Rivard.

La présidente de la coopérative, Lynne Dionne, avait demandé aux élus de l’arrondissement lors du conseil début mars de créer «un mécanisme afin d’obliger les promoteurs à respecter leur engagement dans des délais similaires à la vente de leurs condos, de sorte que les logements sociaux futurs ne se retrouvent pas dans la même situation».

Selon elle, le chantier de construction des habitations de la coopérative avait débuté en août 2015 et les familles n’y habitaient toujours pas au mois de mars, alors que «les appartements étaient presque prêts à être livrés».

Ces dernières ont pu constater que les condos mis en vente par le promoteur et construits en même temps que leur coop, sont, pour leur part, déjà livrés et habités depuis juillet 2016.

Lynne Dionne a expliqué que la date de prise de possession de leur logement a été remise de nombreuses fois. Pensant pouvoir y habiter en janvier dernier, les futurs locataires avaient résilié leurs anciens baux, se retrouvant «sans domicile fixe» jusqu’à aujourd’hui, selon ses dires.

Joint par téléphone, le promoteur David Owen, assure «qu’aucune date de livraison précise n’était prévue dans la convention signée».

«Cela a pris du temps pour faire approuver le projet par la Ville, nous avons eu le permis de construire en 2016, même si la convention était signée depuis longtemps», ajoute-t-il.

Chantier «très normé»

De son côté, Lara Lévis, chargée de projet à Atelier Habitation Montréal, souligne que comme le complexe Clermont de Mondev était un projet «Clés en main», il existe «toujours un calendrier prévisionnel remis au tout début des chantiers et le promoteur doit s’y tenir autant que possible».

Cependant, «aucun chantier sans problème n’existe réellement», ajoute-t-elle en précisant qu’à l’hiver 2016 des problèmes de moisissures ont ralenti l’échéancier du chantier.

«Comme c’est un projet Accès logis, c’est un chantier très normé, et donc très surveillé, le promoteur devait résoudre ce problème avant toute livraison des bâtiments.»

«En trente ans je n’ai jamais vu un projet aboutir à temps», renchérit Robert Manningham, directeur général d’Atelier Habitation Montréal.

L’OBNL Utopie créatrice a connu la même situation que la coopérative l’Égali-terre, concernant l’achat de ses huit logements au 5350, rue Rivard. Cette dernière a pour mission de créer un milieu résidentiel urbain qui permettrait à de jeunes adultes avec des déficiences intellectuelles de vivre de façon permanente en autonomie, tout en étant sécurisés et non isolés.

«C’est la fin d’une étape et le début d’une nouvelle aventure pour nos jeunes adultes qui vont être locataires, on est bien content d’avoir enfin signé avec eux après quatre années de retard dans le projet. Ils sont fin prêts à déménager, ils attendent depuis longtemps le temps où ils seront enfin chez eux, indépendants de leur famille», a indiqué Dary Lavallée, président de l’OBNL.

Le conseiller d’arrondissement Richard Ryan a répondu connaître très bien ce dossier, mais ne pouvoir rien faire pour obliger le promoteur à respecter les délais de construction, car il s’agissait d’une situation privée entre un promoteur et ses clients.

 

 

 

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