Charlotte Lopez «La loi qui existe actuellement pour régler le problème Airbnb ne fonctionne pas, c'est un échec», estime le député de Mercier Amir Khadir.

Le député de Mercier, Amir Khadir demande au gouvernement du Québec de resserrer la réglementation sur l’hébergement touristique temporaire. Avec plus de 4 400 logements Airbnb répertoriés dans le Plateau-Mont-Royal, l’arrondissement est l’endroit où il y en a le plus au Québec.

Le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez et le député de Mercier, Amir Khadir, s’unissent pour demander la collaboration du ministère du Tourisme, de la Ville de Montréal et des entreprises d’hébergement touristique temporaire pour «établir un meilleur encadrement  de ces pratiques commerciales et diminuer les importantes nuisances qui en découlent».

Dans un projet de loi déposé la semaine dernière à l’Assemblée nationale, Amir Khadir veut «s’attaquer de front aux hôtels illégaux tout en légalisant la location d’hébergement touristique occasionnelle pour les particuliers».

Si ce projet de loi est adopté, les locations de logement ne pourraient être affichées que pour une durée maximum de 60 jours par année. Ce sera à Airbnb de les contrôler et d’assurer que cette pratique est bien respectée. Les occupants n’auraient pas besoin de se procurer de permis pour louer.

Aussi, «chaque personne ne pourrait mettre en location qu’un seul endroit, explique M. Khadir, un propriétaire qui a 10 logements ne pourrait pas tous les transformer en Airbnb ou les louer 60 jours chacun.»

Des taxes pourraient être prélevées et il sera interdit de pratiquer l’hôtellerie si les propriétaires n’ont pas le permis adéquat.

«Si des gens veulent vraiment faire de l’hôtellerie, ils iront chercher le permis nécessaire, car actuellement ils font une concurrence déloyale aux hôtels», déplore-t-il.

Agir immédiatement

Avec 10 000 hébergements touristiques temporaires dans la région métropolitaine de Montréal et 4 427 dans le PMR en octobre 2016 – selon les statistiques de l’entreprise américaine Airdna – le député de Mercier et le maire de l’arrondissement estiment qu’il s’agit d’un problème urgent.

«La loi qui existe actuellement pour régler le problème Airbnb ne fonctionne pas, c’est un échec», estime le député de Mercier.

Patricia, une résidente de la rue Rachel, subit la location Airbnb qui se fait dans l’appartement en haut de chez elle toutes les semaines depuis fin 2015. Elle s’est résignée à quitter son appartement.

«Ils m’ont eu, j’abandonne mon logement dans lequel je vivais depuis 17 ans, lance-t-elle. C’est épouvantable le bruit en pleine nuit, tout le temps, je ne suis plus capable d’avoir une vie normale.»

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