Charlotte Lopez/TC Média Le député de Mercier Amir Khadir et la députée d'Hochelaga-Maisonneuve Carole Poirier, accompagnés des gestionnaires de CPE et de parents d'enfants, demandent l'aide du ministre Sébastien Proulx.

Les Centres de la petite enfance (CPE) logés dans les immeubles de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) vont subir des augmentations importantes de loyer prochainement. Ils demandent l’aide du ministre de l’Éducation et de la Famille, Sébastien Proulx, afin d’assurer leur survie.

Ce sont 18 CPE des quartiers centraux de Montréal qui sont concernés par des augmentations de loyer à 15$ le pied carré, à partir du renouvellement de leurs baux, de la part de la CSDM.

Certains arrivent à échéance le 1er juillet, comme le CPE Soleil du quartier, situé dans le Plateau-Mont-Royal, qui est touché par une augmentation de 3$ le pied carré.

Loués habituellement à des prix modiques entre environ 2$ et 14$ le pied carré, ces CPE font donc face à des augmentations qui peuvent se multiplier dans certains cas jusqu’à six fois.

Amir Khadir, député de Mercier et Carole Poirier, députée d’Hochelaga-Maisonneuve ont interpellé ce lundi en conférence de presse le ministre Sébastien Proulx, qui s’occupe du ministère de la Famille et de l’Éducation, pour sauver ces organismes.

«Il faut que le ministre Proulx, qui chapeaute deux ministères, se parle à lui-même parce qu’en ce moment c’est l’Éducation qui met la Famille à la porte», Amir Khadir.

Le député rappelle que c’est le gouvernement libéral qui a imposé des coupures et obligé la CSDM à mettre en place des stratégies d’optimisation.

Près de 1500 enfants et plus d’une centaine de familles seront touchés par ces augmentations et donc par d’éventuelles fermetures de leur CPE.

«Cette situation représente des coûts énormes pour le ministère de la Famille, des déménagements forcés représentent 2M$ en moyenne par CPE, donc le ministère devra assumer 36M$ pour les 18 CPE, ça n’a pas d’allure, déplore Amir Khadir. Il faut absolument trouver une solution, les familles vont être obligées de quitter Montréal si des CPE ferment.»

Bernardus Valkenburg, Commissaire pour le Plateau-Mont-Royal avance de son côté que l’augmentation des loyers des CPE est inévitable pour la CSDM qui doit couvrir ses propres frais.

«Les loyers ne sont vraiment pas assez hauts présentement, on ne peut plus les laisser aussi bas, nous avons financé pendant longtemps les CPE, le temps est venu que ça change, explique-t-il. Les nouveaux loyers que nous demandons sont très raisonnables pour le Plateau-Mont-Royal».

«Augmentations exorbitantes»
M. Khadir rappelle que le cadre dans lequel les CPE peuvent aller chercher des revenus est excessivement balisé, «avec une seule source de revenus  qui est d’environ 7$ par enfant par jour, comment le ministre Proulx souhaite que les CPE puissent assumer ces augmentations souvent exorbitantes ?», se demande-t-il.

Avec un loyer actuel d’environ 85 000$, le CPE Alexis le Trotteur situé dans le Mile End, va connaître une augmentation d’environ 37 000$ l’année prochaine.

Guy Arseneault, directeur du CPE Alexis le trotteur et porte-parole des 18 CPE touchés, locataires de la CSDM, estime qu’avec un financement de 87 000$ par le ministère de la Famille, il sera difficile de payer ce loyer. «On ne veut pas prendre l’argent des autres postes budgétaires, cela affecterait directement la qualité des services que nous offrons aux enfants et ça, ce n’est pas négociable.»

La directrice du CPE Soleil le quartier, France Quentin, explique de son côté que son CPE n’a pas le choix de rester dans ses locaux, faute de place dans le PMR. «Il n’y a aucun local ou terrain de disponible dans le PMR pour les 96 familles que j’accueille tous les jours», se désole-t-elle.

«On ne demande pas la charité on demande seulement de respecter notre capacité de payer. Avec une subvention qui n’augmente pas, je ne peux pas déménager», France Quentin.

L’article a connu des modifications suite à sa première parution.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!