Charlotte Lopez | TC Média Ubisoft est fier de ses 3200 employés .

À l’occasion des 20 ans d’Ubisoft Montréal, les dirigeants de l’entreprise ont invité jeudi plusieurs personnes à visiter les studios situés dans le Mile End.

Yannis Mallat, président-directeur général (PDG) d’Ubisoft Montréal, Québec, Saguenay et Toronto, raconte le «développement exponentiel» d’Ubisoft en 20 ans.

«Nous avons battu nos propres prédictions. On est arrivé dans le Mile End [en 1997] avec une trentaine de développeurs français qui ont permis de faire les bonnes embauches et de bien former les jeunes talents québécois. Après, cela a été une accélération phénoménale au rythme des projets», lance-t-il.

Avec comme objectif initial d’atteindre les 500 premiers employés dans les cinq premières années, Ubisoft a atteint ce chiffre dès la 3e année, pour connaître par la suite la croissance que l’on constate depuis 20 ans.

«Nous avons 3200 employés aujourd’hui, mais on compte en embaucher 1000 nouveaux dans les 10 prochaines années au Québec, c’est notre plus gros plan de croissance de toute l’histoire de la compagnie», annonce Yannis Mallat.

Un nouveau studio ouvrira au Saguenay au début du mois de janvier, ainsi qu’un autre «ailleurs au Québec d’ici les 10 prochaines années», ajoute le PDG.

Avec une dizaine d’équipes qui travaillent sur des sujets différents et qui regroupent une quarantaine de métiers, Christophe Derennes, vice-président exécutif opération et premier employé d’Ubisoft Montréal, dit de son côté être fier des 3200 employés.

«Oui on a créé des grosses marques Ubisoft comme Watch Dogs, Far Cry, Rainbow Six ou encore Assassin’s Creed, mais je pense que ce que nous sommes le plus fier, c’est d’avoir réussi à créer cet engouement et à travailler avec tous ces gens tous les jours», avance-t-il.

Ubisoft, une aide au renouveau du quartier

Pierre Bourque, ancien maire de Montréal

À l’occasion des 20 ans de l’entreprise, l’ancien maire de Montréal Pierre Bourque, qui a vu naître cette institution montréalaise,  est venu visiter les locaux du studio montréalais et tester la réalité virtuelle.

«Je suis fier d’avoir su miser sur la technologie de pointe et le renouveau. L’ancienne vie manufacturière était en train de mourir à cette époque et cela me crevait le cœur», lance celui qui a été maire de la Ville de 1994 à 2001.

M. Bourque se rappelle qu’il «n’y avait rien à ce moment-là entre la Petite-Italie et la rue Prince-Arthur», donc Ubisoft a en partie fait la jonction de ces quartiers.

«Le boulevard Saint-Laurent est devenu extraordinaire et Ubisoft y a été pour beaucoup.» – Pierre Bourque, ancien maire de la ville de Montréal.

Les locaux d’Ubisoft situés dans le Mile End

 

Malgré les manufactures qui fermaient les unes après les autres, les bâtiments qui ont plus de 100 ans aujourd’hui sont restés en place. «Petit à petit Ubisoft a restauré le tout en mettant de l’avant la créativité et en allant chercher le talent de la jeunesse québécoise», commente-t-il.

 

«Passer en 100 ans de l’industrie traditionnelle manufacturière de Montréal dans les grandes années de la ville en 1880-1930, au XXe siècle avec Ubisoft et l’informatique, les nouvelles technologies et le numérique, c’est extraordinaire», conclu l’ancien maire.

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