Charlotte Lopez | TC Média Julie Lajeunesse, directrice des services professionnels du CIUSSS Centre-Sud, et Sonia Bélanger, présidente-directrice générale du CIUSSS Centre-Sud.

Alors qu’il offrait auparavant des services spécialisés et ultraspécialisés à une clientèle régionale et suprarégionale, le «nouvel» hôpital Notre-Dame offre depuis décembre dernier des soins et services de proximité pour les arrondissements Plateau-Mont-Royal (PMR) et Ville-Marie.

Après le déménagement de l’essentiel de ses patients et de ses employés au nouveau Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) au mois de novembre dernier, l’hôpital Notre-Dame est tout de même demeuré ouvert.

Il possède 250 lits, avec une salle d’urgence de 35 civières, un bloc opératoire et trois salles d’opération. Il propose désormais une offre communautaire, avec des soins de proximité pour la population du PMR et du quartier Centre-Sud, représentant environ 150 000 personnes.

Avec le nouvel aménagement, ce sont près de 1200 employés, dont 170 médecins qui ont été recrutés de l’Hôtel-Dieu, de l’hôpital Saint-Luc, de Notre-Dame et de l’extérieur de Montréal.

Alors qu’il faisait auparavant partie du CHUM et était un hôpital spécialisé, ce dernier devient à présent un hôpital général proposant un ensemble de services médicaux: cardiologie, urologie, pédiatrie, gynécologie et obstétrique qui n’étaient pas offerts jusqu’à présent.

Service pour les enfants

De nouveaux départements ont été créés, dont celui de la pédiatrie, qui dessert les enfants du secteur. La direction de l’hôpital a ciblé ses services sur les besoins des résidents de PMR et Ville-Marie, composés de nombreuses familles avec enfants, de jeunes professionnels, de personnes âgées vivant seules, mais aussi de personnes avec des problèmes d’itinérance, de toxicomanie et de santé mentale.

Une unité de psychiatrie est d’ailleurs offerte, avec un service de santé mentale en première ligne, composé de 14 psychiatres.

Au niveau de la radiologie, qui accepte également les enfants, l’hôpital assure pratiquement aucune attente depuis leur ouverture, si ce n’est d’une à deux semaines, explique Sonia Bélanger, présidente-directrice générale du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

Les patients peuvent venir passer leur radiographie même s’ils ne sont pas référés par un médecin de Notre-Dame.

Le centre de prélèvement accepte aussi les enfants, ce qui n’était pas le cas auparavant.

Projets pilote

Dans un souci de créer des liens entre les patients et les médecins et d’être le plus efficace possible, la direction souhaite travailler avec les médecins de famille, mais aussi avec les organismes communautaires.

Des projets pilotes sont en cours dans deux unités.

Un premier vise,  dès l’arrivée du patient à l’urgence, à communiquer avec le médecin de famille pour connaître les antécédents de celui-ci et s’assurer ainsi de faire un suivi avant et après sa visite à l’hôpital.

Julie Lajeunesse, docteure et directrice des services professionnels du CIUSSS Centre-Sud, déplore que cette pratique ne se fasse toujours pas de nos jours: «ça fait grandement défaut actuellement, le suivi entre hôpital et médecin de famille ne se fait pas, il n’y a pas de continuité.»

Un deuxième projet met l’accent sur les équipes médicales qui devront prendre l’habitude de planifier le congé du patient de façon organisée et le plus rapidement possible. «Elles assureront un suivi même si ce dernier n’est pas médical après la visite, comme auprès d’un organisme communautaire ou d’une aide de popote roulante», précise Dre Lajeunesse.

«C’est toute une culture d’hôpital à changer. On souhaite à terme que toutes les unités fonctionnent de cette manière pour que le passage à Notre-Dame soit le plus fluide possible» ajoute-t-elle.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!