Charlotte Lopez | TC Média De l’authentique savon de Marseille y est importé de la savonnerie Le Sérail.

Ça sent le sud de la France, la lavande et le savon de Marseille dans la boutique Savons et Provence, ouverte depuis l’année dernière sur la rue Saint-Denis, au coin de l’avenue Duluth.

À peine entrée dans le magasin, l’odeur du célèbre savon embaume les narines et vient chercher tous les Français et Québécois amoureux de la Provence qui passent par la rue commerçante.

«Ici, la clientèle c’est moitié-moitié, explique le Marseillais Yannick Obédia, propriétaire de la boutique. Le Français quand il est à l’étranger, il veut toujours avoir un petit coin de chez lui, il a un côté nostalgique et cherche le savon de Marseille ou le sachet de lavande pour mettre dans les tiroirs.»

Les Québécois, de leur côté, recherchent les couleurs du sud de la

France, le soleil, le jaune, le bleu, rouge. «Ici, il y a beaucoup de tissus à fleurs, à carreaux ou unis, c’est une culture différente. Donc ils viennent plutôt chercher des tissus de couleur avec des olives ou de la lavande», lance le commerçant.

Ouverte depuis mai 2017, Savons et Provence est la quatrième boutique du même genre de Yannick Obédia, qui en a déjà tenu deux sur la rue Saint-Denis entre les années 1999 et 2007, avant de revenir en France pour en ouvrir une dans sa ville natale.

«Après avoir vécu 10 ans à Montréal j’étais décalé à mon retour à Marseille, je n’étais plus dans le moule. Quand on y est, on ne fait pas attention, mais quand on part et qu’on revient dans sa ville, on voit un grand décalage entre les habitants et nous», confie celui qui avait besoin de revenir dans sa ville d’adoption.

L’authentique savon de Marseille

Dans son quatrième magasin, M. Obédia y importe du tissu de Provence et réalise lui-même, et devant les clients, nappes en coton, anti tâches et en Jacquard, linges à vaisselle, torchons, corbeilles à pain, ou encore serviettes et tabliers.

Il importe également de l’authentique savon de Marseille à partir d’une des quatre entreprises de savon de Marseille traditionnel qui existe, Le Sérail. Il propose plus de 60 parfums, dont le traditionnel, à la lavande, ou à l’huile d’olive, mais aussi  au pastis, au musc, au cèdre, à l’amande, au pamplemousse.

Il y offre aussi des objets de Provence comme de la vaisselle ou de la poterie et compte surtout proposer d’ici peu une gamme de produits de beauté avec des crèmes pour les mains, pour le visage, pour les pieds, des crèmes corporelles et des bains moussants.

Yannick Obédia souhaite également ouvrir une boutique de savons d’ici deux à trois ans, comme on peut en voir en France. «Je vois une boutique avec des murs remplis de savons de plus de 100 parfums», se projette-t-il.

«Il faut s’adapter à la clientèle. Ce n’est plus la même qu’il y a dix ans, la mode a changé et les gens souhaitent d’autres produits», souligne le propriétaire qui vendait énormément de nappes il y a 10 ans.

Pour lui, c’est très dur d’être sur la rue Saint-Denis. «Elle va sûrement se relever, mais dans quelques années. Ça va prendre du temps, il faut que les gens se réhabituent à revenir marcher sur cette rue», pense-t-il.

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