Collaboration spéciale Florentin Bisiaux Courir dans les parcs est conseillé plutôt que dans la rue car la neige y est tassée et il y a moins de glace.

Malgré le froid, la glace et les tempêtes que peut connaître le Québec durant son hiver, nombreux sont les coureurs à arpenter les rues de Montréal. Retour sur les conseils de Florentin Bisiaux, conseiller et entraîneur chez Le coin des coureurs, qui donne des conférences à la bibliothèque Mordecai-Richler.

Éducateur sportif depuis 10 ans, Florentin Bisiaux pratique la course depuis des années, et ce, partout dans le monde.

Après avoir connu des températures avoisinant les 50 degrés Celsius en Australie, il découvre cette année la course à pied en hiver au Québec.

Lors d’une conférence qu’il a tenue mardi dernier à la bibliothèque Mordecai-Richler dans le Mile-End, M. Bisiaux a offert de multiples conseils sur ce sport d’hiver, très populaire malgré ce que l’on pourrait croire.

Il est important, selon lui, d’avoir des souliers imperméables en Gore-Tex, avec une accroche suffisante pour la glace et la neige, comme des souliers de course en sentiers. «On peut éventuellement rajouter des crampons sous la semelle, ça s’enfile en quelques secondes, on peut les mettre et les enlever rapidement», précise le sportif.

Trois couches de vêtements sont souvent conseillées selon lui: une première collée au corps qui va permettre de tenir chaud et d’évacuer la transpiration pour rester au sec; une seconde pour rester au chaud, comme une polaire fine,  un chandail en mérinos ou un simple sweat; et une dernière couche qui coupe du vent, de la pluie et de la neige pour ne pas être mouillé.

Être prudent en hiver

«Dans l’idéal, on s’habille toujours comme s’il faisait 10 degrés de plus car on a tendance à se réchauffer vraiment très vite quand on court, commente Florentin Bisiaux. L’erreur souvent faite est de s’habiller trop chaudement, ça en devient désagréable quand on est bien réchauffé.»

Il faudrait ainsi avoir un petit peu froid en partant, pour se réchauffer par la suite durant notre course.

Aussi, pour éviter les engelures, l’idéal est de ne pas laisser dépasser un bout d’oreille et d’avoir les mains bien couvertes, avec une tuque confortable, et des chaussette épaisses comme en mérinos, assure-t-il. «On peut se couvrir le visage avec un masque, certains mettent un masque de ski les jours venteux et neigeux».

En hiver, il conseille de fournir moins d’intensité en raccourcissant notre foulée. «Le terrain est plus instable que d’ordinaire, donc pour ne pas se blesser ou tomber il faut être prudent», continue-t-il.

Il propose également de raccourcir les sorties et de moins partir à l’aventure, comme on aurait tendance à le faire en été. Lors de journée très  froides, il faudrait plutôt ne pas trop s’éloigner de notre domicile et toujours avoir sur soi une carte de métro, un peu d’argent et un téléphone chargé.

«Ça m’a vraiment impressionné de voir autant de coureur en hiver, le froid ne freine pas les gens, lance le conseiller. C’est une autre façon de courir, un moyen de voir les choses différemment et de continuer à s’entrainer toute l’année pour les courses de printemps et d’hiver.»

«Une fois qu’on est bien équipé il n’y a plus qu’à y aller!», conclut-il.

D’autres conférences sont prévues à la bibliothèque Mordecai-Richler, le mercredi 18 avril sur le thème Bien choisir sa chaussure de course, et le mardi 12 juin sur la prévention des blessures.

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