Caroline Bergeron Une trentaine de citoyens sont mécontents du projet de règlement visant à interdire l’aménagement de nouveaux stationnements dans les cours arrière des habitations.

Les résidants de 36 des quelque 600 zones visées par le règlement d’interdiction des nouveaux stationnements dans les ruelles du Plateau-Mont-Royal pourront s’inscrire au registre le 20 juin prochain, s’ils souhaitent déclencher un référendum.

En mars, les élus de l’arrondissement ont déposé un projet de règlement pour interdire tout nouveau stationnement en ruelle pour les immeubles de sept logements ou moins. Bien que ceux ayant déjà un espace pour garer leur véhicule peuvent le conserver, ce règlement a soulevé un tollé chez certains résidants qui ont enclenché un processus référendaire au début du mois d’avril.

Après avoir scindé le règlement afin d’exclure les 36 zones pour lesquelles les citoyens ont recueilli assez de signatures, les élus du Plateau adopteront la mesure pour le reste de l’arrondissement lundi soir. Ils déposeront donc 36 autres projets de règlement, un pour chacune des  zones pour lesquelles il pourrait y avoir un référendum. Dans le sommaire décisionnel, il est indiqué que la signature des registres se tiendra le 20 juin, entre 9h et 19h au bureau d’arrondissement.

«C’est l’étape la plus difficile du processus référendaire, juge Simon Cadotte, un des citoyens opposés au règlement. Ils nous laissent 15 jours pour faire du porte-à-porte. On est en campagne. Ce n’est pas gagné.»

Les 36 référendums sont distincts. Pour qu’ils aient lieu, au moins 10% des électeurs inscrits du secteur doivent signer le registre. Les zones pour lesquelles les signatures ne seront pas recueillies en assez grand nombre ne feront pas l’objet d’un référendum.

Dans la zone où il se trouve, M. Cadotte estime qu’il devra mobiliser environ 90 personnes pour signer le registre. «On est confiants parce que la réaction est bonne. Les gens réalisent que [Luc] Ferrandez est allé trop loin», rapporte-t-il, ajoutant que plusieurs résidants ne veulent pas se faire dicter comment gérer leur terrain.

Selon l’arrondissement, ces 36 zones ne représentent que 14% du territoire sur lequel s’appliquera le règlement.

Parmi celles-ci, toutefois, se trouvent deux zones qui avaient été exclues d’emblée par le règlement. Ainsi, les citoyens pourraient décider de ne plus permettre les stationnements en ruelle, alors que l’arrondissement souhaite continuer à les autoriser.

L’opposition au règlement se fera donc dans 34 zones.

Plusieurs citoyens, dont M. Cadotte, sont mécontents de cette orientation prise par élus du Plateau-Mont-Royal. Ils plaident notamment que l’impossibilité de construire un espace de stationnement fait baisser la valeur de leur propriété et que plusieurs familles ont besoin d’un espace pour leur véhicule, alors que les espaces sur rue se font rares, même pour les détenteurs de vignettes. «Plus on enlève de places de stationnement sur rue, plus les gens veulent aménager un stationnement dans leur cour», croit M. Cadotte, qui cite en exemple les saillies de trottoirs et la piste cyclable qui sera aménagée sur l’avenue des Pins.

Les zones visées sont indiquées sur cette carte de l’arrondissement.

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