Le Québec doit tourner la page sur la question nationale afin d’ouvrir le chapitre de son développement économique. C’est l’essentiel du message d’Alain Clavet, candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans la circonscription de Mercier.

C’est lundi après-midi. Dehors, il fait un temps glacial; l’hiver n’a pas encore dit son dernier mot. Ce n’est peut-être pas la température idéale pour aller poser des pancartes électorales et faire du porte-à-porte, mais ce sont tout de même les tâches auxquelles s’attarde M. Clavet ces jours-ci.

« Plus je connais la CAQ, plus je connais François Legault, plus je me dis que c’est la bonne solution. On devrait parler du projet Saint-Laurent, du pétrole et de la construction du Québec. »

Journaliste culturel au journal La Métropole, M. Clavet est passionné d’art. D’ailleurs, depuis 2010, il est membre du comité de direction de La Petite Maison des Arts, un organisme voué à la relève lyrique et musicale du Québec.

« Pour avoir une culture dynamique et forte, et avoir des artistes qui peuvent vivre de leur art, ça prend une économie forte. Il y a trop de créateurs qui doivent quitter le Plateau, notamment parce que les loyers sont trop élevés. », dit-il.

Selon lui, l’allégement du fardeau fiscal et tarifaire de la classe moyenne est une condition sine qua non au renforcement de l’économie québécoise.

« On le sent, même dans Mercier, qu’il y a des problèmes économiques importants. Il faut mieux gérer nos dépenses et arrêter d’égorger les gens avec les taxes. Le contribuable de la classe moyenne, ce n’est pas une vache à lait éternelle qu’on peut presser tout le temps. Il faut diminuer les dépenses et mieux gérer les finances. »

C’est l’approche pragmatique de la CAQ en matière économique qui l’a séduit. Il appuie sans réserve la proposition de François Legault de retourner 1000 $ aux familles québécoises, en abolissant entre autres les taxes santé et scolaire.

tourner la page

Pour le candidat caquiste, un fédéraliste convaincu, une chose est claire : le débat référendaire qui caractérise de plus en plus la campagne actuelle est celui d’une autre époque.

« Chaque fois qu’on parle de questions identitaires ou de souveraineté, on affaiblit le Québec, opine M. Clavet. Pour le Parti québécois et le Parti libéral, c’est leur fonds de commerce. L’un devient capitaine canada, l’autre dit “la souveraineté peut-être que oui, peut-être que non”. Je trouve que c’est une perte de temps. Il faut tourner la page. Comme disait Bill Clinton à l’époque, it’s the economy stupid. »

Ce n’est pas la première fois qu’il tente sa chance en politique. À la dernière campagne électorale municipale, il s’est présenté comme conseiller dans le district Mile-End, sous la bannière de l’équipe Coderre. Malgré la défaite, l’expérience a été riche.

« Ça m’a permis d’en connaître plus sur le Plateau. J’ai rencontré les gens et les commerçants. J’ai vu les problèmes locaux et je me suis dit il y a quelque chose à faire. »

Mais vendre la plateforme caquiste aux électeurs de Mercier, réputés de gauche et souverainistes, risque d’être difficile. Au dernier scrutin, la candidate de la CAQ n’a récolté qu’un peu plus de 10 % des voix. Malgré tout, M. Clavet se lance dans la course.

« C’est sûr que mon implication n’est pas le fruit d’un calcul statistique; je suis très conscient des forces en présence. Mais la démocratie, c’est censé être l’occasion pour exprimer des points de vue différents avec le respect pour les opinions contraires. Si je m’implique, je dois aller dans le sens de ce que je pense être bon pour le Québec. »

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