Si les différentes sociétés de développement commercial (SDC) demandent chaque année des dérogations pour que leurs boutiques demeurent ouvertes lors de leurs promotions commerciales, celle du boulevard Saint-Laurent entend pousser l’initiative plus loin. Elle souhaite qu’une dérogation soit accordée de manière permanente pour permettre aux commerces d’opérer jusqu’à 20 h, lors des week-ends, comme c’est le cas pour la rue Sainte-Catherine.

« Il ne faut pas oublier que plus de 60 % de notre clientèle provient de l’extérieur du Plateau. Ce sont des gens qui ne viennent pas la semaine. On a aussi une forte clientèle touristique. Pour répondre à cette demande, pour être capable de survivre et être compétitif contre le centre-ville et le Vieux-Port, ça nous prend cette dérogation », plaide Glenn Castanheira, directeur général de la SDC du boulevard Saint-Laurent, faisant valoir que 97 % des détaillants présents sur son artère sont des « indépendants ».

À savoir si les commerçants emboiteront le pas, le cas échéant, et étendront leurs heures d’ouverture en soirée, le jeune homme répond par l’affirmative. En s’appuyant sur les conclusions d’études internes et externes réalisées pour étoffer la demande de dérogation, il avance que 95 % des commerçants y sont favorables.

« La vaste majorité nous a dit qu’elle désire le faire. Plusieurs commerçants doivent refuser une énorme clientèle [le soir]; certains ont même reçu des constats d’infraction parce qu’ils ont laissé entrer des gens après 17 h, la fin de semaine. Pourquoi devrait-on fermer à l’heure des centres d’achats; nous ne sommes pas un centre d’achats!

« Présentement sur Saint-Laurent, on retrouve une activité diurne et une autre nocturne. Il n’y a pas de transition entre les deux. Avec les heures prolongées, on pourrait avoir des gens qui magasinent, puis qui après vont manger, voir un spectacle ou boire un verre. Au lieu d’avoir que des fêtards, on va avoir une clientèle plus représentative », croit-il.

L’extension des heures d’ouverture permettrait aux commerçants de bonifier leur chiffre d’affaires d’environ 40 000 $ par année, estime M. Castanheira.

Appui de la population

Dans le but de monter ce projet, la SDC du boulevard Saint-Laurent a tenu une consultation publique il y a quelques semaines, dans le but de tâter le pouls des résidents des rues avoisinantes. M. Castanheira soutient que ceux-ci appuient le projet.

« On a eu beaucoup de support des citoyens. On a reçu des courriels et des appels. Les commerçants attendent cette dérogation avec impatience. »

Pour soumettre sa demande, la SDC doit avoir l’appui de l’arrondissement du Plateau et de la Ville de Montréal.

« L’arrondissement nous a confirmé verbalement qu’il nous appuyait, mais ça prend un vote au conseil. L’attachée politique d’Amir Khadir a assisté à la consultation et on attend la lettre du député. Même chose pour le maire de Montréal, Micheal Applebaum. On attend sa réponse », a-t-il conclu.

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