Depuis quelques semaines, un mot est sur les lèvres de tous les propriétaires immobiliers du Plateau-Mont-Royal : lézardes. Marie-Luce Fortier, une résidente, a remarqué que sa demeure, comme plusieurs autres, était fissurée. Afin de trouver une solution à ce problème généralisé, elle a convié ses voisins à une consultation citoyenne, le 12 novembre. Ils sont une cinquantaine à avoir répondu à l’appel.

Parmi la foule, on comptait des propriétaires inquiets, mais aussi des experts, notamment Albanie Morin de l’Association des consommateurs pour la qualité de la construction (ACQC), Marianne Cloutier de la Direction de l’habitation de la Ville de Montréal et Alain Mousseaux, un citoyen bénévole, ingénieur de formation.

Chaque participant avait un témoignage à livrer, une histoire à raconter, mais surtout, mille questions à poser. Est-ce nécessaire de faire pieuter? Est-ce une mesure réellement efficace à long terme? Vers quel entrepreneur doit-on se tourner? Advenant le retour du programme de subvention spécifique aux lézardes, les propriétaires ayant déjà fait des travaux pourraient-ils avoir accès à une aide financière rétroactive?

Se creuser les méninges pour creuser des fondations

Au fil des discussions, les citoyens ont énuméré certaines mesures qui pourraient être mises sur pied pour réclamer de l’aide, financière, mais aussi technique.

Mme Fortier a avancé l’idée de créer une seconde page Facebook où les citoyens pourraient faire part de leurs expériences personnelles (s’ils ont fait faire des travaux de réfection, si oui, avec quel entrepreneur, s’ils sont satisfaits, etc.) pour aider les autres.

Pour sa part, la conseillère de Ville pour le district De Lorimier, Josée Duplessis a annoncé qu’elle avait rédigé une motion, qu’elle présenterait aux conseils d’arrondissement et de Ville, afin de sensibiliser les élus à cet enjeu. Des citoyens prévoient être présents lors de ces séances. Un mémoire sera aussi rédigé, puis déposé.

Elle a aussi évoqué la possibilité d’inclure des articles au plan de canopée qu’adoptera la Ville de Montréal, pour que certaines essences d’arbres à croissance rapide soient proscrites.

Des participants ont également manifesté leur intérêt pour former un comité dont le mandat serait de faire des pressions politiques en interpellant les élus des différents paliers gouvernementaux.

« En 1990, des citoyens se sont regroupés et ont fait pression avec l’aide de l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) de l’Est et de là sont nés les programmes d’aide financière. Rien n’empêche que l’on fasse de nouvelles pressions pour que le programme soit réactivé », a indiqué Mme Morin.

Pour en savoir plus et suivre les dénouements du dossier, on consulte la page Facebook de Mme Fortier au http://on.fb.me/PJpAHJ.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!