C’est dans le cadre du 30ème Festival international du film sur l’art (FIFA) que Luc Bourdon a dévoilé, le 21 mars, son documentaire Un musée dans la ville. Le réalisateur et résident du Plateau-Mont-Royal invite les spectateurs à remonter les 150 d’histoire du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM).

Il y a quatre ans, après une visite à l’auditorium Maxwell-Cummings du MBAM, Luc Bourdon, amoureux d’histoire – on lui doit notamment le long métrage La mémoire des anges – a eu l’idée de tourner un film sur le parcours de ce musée qui constitue l’une des premières institutions en art au Canada.

Peu après le flash de Bourdon, le MBAM a fait l’acquisition d’une église en désuétude. « Le projet de documentaire devenait de plus en plus intéressant ; il y avait un processus de restauration d’une église et de construction d’un nouveau pavillon. Le prétexte de cette construction me permettait de faire découvrir à tous les coulisses d’un musée, tout en parlant de son histoire», confie le réalisateur qui dirige actuellement le programme documentaire de l’INIS.

Cette nouvelle section, exclusivement dédiée à l’art québécois et canadien, prend place dans l’ancienne église Erskine & American, rue Sherbrooke. En majeure partie financé par le couple Claire et Marc Bourgie (d’où son nom), le pavillon, ouvert depuis l’automne dernier, expose quelque 600 œuvres d’art reliées aux grandes périodes artistiques d’ici. Au menu : Krieghoff, Riopel, Pellan, Borduas, et bien plus encore. « C’est le seul pavillon dédié à l’art canadien et québécois au Canada. On y retrouve toutes les périodes historiques qui permettent de parcourir l’art d’ici en cinq salles. Chaque étage est une tranche d’histoire », commente Luc Bourdon, qui a débuté sa carrière en cinéma comme projectionniste au feu cinéma l’Élysée, avant d’être responsable de la programmation de la salle Parallèle du cinéma Ex-Centris et d’occuper les fonctions de directeur général du Festival du nouveau cinéma.

Le documentaire, une production Echo Media/ONF, nous fait aussi découvrir l’équipe du musée, sa directrice générale Nathalie Bondil, les conservateurs, les éducateurs, les artisans et les mécènes qui forgent l’âme de la place. « Quand on parle de musée, on ne saute pas de joie. Tout ça semble poussiéreux. Or, les réflexes en muséologie ne sont plus les mêmes qu’il y a 40 ans. Ils (l’équipe du MBAM) ne sont pas du tout élitistes, ils font tout pour ouvrir leurs portes à toutes les classes sociales », relate M. Bourdon.

Bien qu’Un musée dans la ville soit prêt à sortir en salles depuis l’été dernier, Luc Bourdon attendait le moment adéquat pour le lancer. « On trouvait que c’était vraiment un film pour le FIFA, alors on a attendu. Ce n’est pas parce que le film est fini qu’il faut tout de suite le garocher », croit le réalisateur.

 

« Ma plus grosse paie, c’est que quelqu’un voit ça, que ça l’intéresse – même s’il n’y a jamais mis les pieds – et qu’il y aille. Si ça se réalise pour une personne, j’aurai fait ma job », conclut M. Bourdon.

Le film sera projeté le jeudi 22 mars à l’auditorium Maxwell-Cummings du MBAM. Il prendra l’affiche du 29 mars au 1er avril au Cinéma ONF et le cinéaste sera sur place tous les jours pour rencontrer le public et répondre à leurs questions.

Informations : http://bit.ly/uucDqG ou http://www.onf-nfb.gc.ca/cinerobotheque/

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