Catherine Bouchard/TC Media Une tête de porc a été laissée devant les locaux de la Fraternité des policiers de Montréal.

Le mystère demeure entier autour de la tête de porc laissée, au courant de la nuit de jeudi à vendredi, devant les bureaux de la Fraternité des policiers de Montréal, au 480 rue Gilford. Une note et des dessins ésotériques laissent les intervenants perplexes.

«Vivante, vous nous les avez pris, vivante nous les revoulons, que les fantômes vous hantent à jamais», dit une note, laissée à côté de la tête de porc.

Les restants d’animal avaient été mis au centre d’un pentacle, symbole «satanique» dessiné au sol.

L’acte d’intimidation laisse les policiers montréalais perplexes.

«Nous n’avons pas d’indice pour l’instant, en dehors de la note et ce n’a pas été revendiqué. Les enquêteurs de la région nord étudieront les caméras de surveillance pour voir si elles ont capté des images des coupables. Est-ce une provocation en lien avec la manifestation du Collectif contre la brutalité policière? Dur à dire, mais chose certaine, ça ne ressemble pas à leurs méthodes habituelles», indique le commandant du poste de quartier (PDQ) 38, Christian Cloutier.

Rituel satanique
Pour le chroniqueur des phénomènes inexpliqués et étranges au 98,5 FM, Christian Page, il est clair que la symbolique de l’acte est associée au satanisme.

«Ce qu’on a trouvé, ce sont des symboles ouvertement associés au diable. Lorsque le pentacle pointe vers le bas, c’est satanique. Normalement, dans ce type de rituel, c’est plutôt une tête de bouc qui est placée au centre. On comprend que le groupe responsable a probablement voulu représenter les policiers. Les branches nouées en forme d’être humain, c’est aussi symbolique de ce culte», indique M. Page.

La note était d’ailleurs signée avec un pentacle et une tête de bouc au centre. Pour le spécialiste, ce geste n’est pas forcément l’œuvre de sataniste.

«Ces symboles sont très répandus par les groupes de hard rock et de métal. C’est une imagerie avec laquelle les jeunes sont très familiers. Ce sont peut-être de petits plaisantins ayant profité du vendredi 13, pour faire passer un message, qui n’est d’ailleurs toujours pas très clair», conclut M. Page.

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