Gracieuseté « J'aime l'idée d'être présent sur scène, je manipule les objets, je les instrumentalise», explique Martin Messier, porte-parole du Printemps numérique.

Redéfinir les frontières de la musique concrète en créant du son avec des objets comme des réveille-matin et des machines à coudre, telle est la mission du compositeur, performeur et vidéaste de renommée internationale, Martin Messier. Le résident du Plateau-Mont-Royal a accepté d’être parole-parole de la seconde édition du Printemps numérique qui bat son plein.

La programmation du Printemps numérique, marquée par la tenue des festivals Elektra et Mutek, propose de connecter le domaine des sciences, de l’industrie et des arts, pour mettre en lumière l’effervescence de la créativité numérique montréalaise.

Martin Messier accole son nom à l’événement, car il constate que les arts numériques demeurent méconnus, une situation qu’il aimerait changer. «Je crois que l’angle numérique est accessible et possède une valeur pour le faire connaître au grand public. Les jeux vidéo et les effets spéciaux sont des aspects de l’univers numérique déjà familier du grand public, maintenant il faut faire connaître les arts numériques.»

Le résident du Plateau se plaît à comparer les arts numériques à la peinture abstraite. «Je dis aux gens d’aller se faire une opinion eux-mêmes. Les gens se posent parfois trop de questions quant aux œuvres qu’ils voient, alors que parfois, l’art va proposer une expérience plutôt qu’une narration.»

À l’international, la scène artistique de Montréal dans ce domaine possède déjà une bonne réputation, constate Martin Messier, dont les œuvres ont été présentées dans une vingtaine de pays. «Nous avons les deux festivals Mutek et Elektra et la Société des arts technologiques qui nous assurent un rayonnement à l’étranger, sans oublier la présence de créateurs comme Hermann Kolgen et Rafael Lozano-Hemmer.»

Dans sa performance Sewing Machine Orchestra, Martin Messier réinvente l’usage de machines à coudre en leur donnant une valeur sonore inusitée. «Personnellement ce qui m’intéresse dans les arts numériques comme dans la vie, c’est l’effet de surprise et de différence. J’aime l’idée d’être présent sur scène, je manipule les objets, je les instrumentalise.»

Martin Messier sera en spectacle à Mutek, le 30 mai, au Théâtre Maisonneuve.

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