Isabelle Bergeron/TC Media L'arrondissement du Plateau-Mont-Royal a présenté une fin de non-recevoir à la société immobilière torontoise Goldman Corporation qui voulait démolir l'ancien restaurant Chez Gautier pour bâtir un immeuble mixte de neuf étages.

Goldman Corporation, une société immobilière de Toronto, a mandaté un lobbyiste afin d’obtenir les approbations nécessaires à la réalisation d’un édifice de neuf étages à la place de l’ancien restaurant Chez Gautier, en plein cœur de Milton-Parc. L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal l’a retournée à sa table à dessin assez rapidement.

Par l’entremise d’un lobbyiste, cette société (8154546 Canada Inc) a déposé une demande d’étude préliminaire pour un projet particulier de construction, au 3487,  avenue du Parc, le 19 décembre 2014. Le promoteur voudrait «faire approuver une hauteur de bâtiment plus élevée, soit de neuf étages, que celle autorisée» au règlement d’urbanisme de quatre étages, selon la description du mandat accordé au lobbyiste Charles Bennet, disponible sur le Registre des lobbyistes du Québec.

Joint par téléphone le 16 juin dernier, le promoteur Rami Goldman a confirmé que son entreprise avait l’intention de «construire un immeuble commercial».

«Nous allons construire autant d’étages qu’on nous le permettra, mais je ne souhaite pas étaler les détails du projet dans les journaux», a-t-il indiqué, poli.

Le promoteur est déjà propriétaire du lot situé à l’angle de la rue Milton. Le bâtiment de deux étages, construit en 1920, accueillait l’ancien restaurant Chez Gautier. La municipalité évalue la valeur totale de l’immeuble à 1 774 300$.

Toujours selon les informations disponibles sur le registre, la société vise la construction d’un projet mixte accueillant des commerces de détail au rez-de-chaussée et environ 70 à 100 logements en copropriété.

Le Plateau-Mont-Royal a signifié son refus au retour des Fêtes, le 14 janvier dernier. «La demande était non-recevable parce qu’elle ne respectait pas l’esprit du règlement d’urbanisme qui prévoit une hauteur maximale de trois ou quatre étages, explique Michel Tanguay, chargé de communication à l’arrondissement. Le plan d’urbanisme permet de bâtir jusqu’à cinq étages. Le secteur abrite des immeubles plus hauts, mais ils ont été érigés à une époque où la planification urbaine était, disons-le, douteuse.»

Bien que le mandat du lobbyiste soit toujours valide, aucune autre demande formelle n’a été formulée à l’arrondissement depuis.

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