TC Media/Archives Le nombre de parcomètres sur le territoire du Plateau-Mont-Royal est passé, pour sa part, de 2849 places en 2011, à 3989 places en 2015, représentant une augmentation de 71 %, selon des données obtenues par TC Media auprès de Stationnement Montréal.

Alors que Rosemont–La Petite-Patrie réclame de la ville-centre le retrait des parcomètres situés à cinq mètres des intersections, Le Plateau-Mont-Royal affirme qu’il gardera ses 390 places de stationnement placées dans ces zones où le stationnement est interdit par le Code de la sécurité routière (CSR).

Selon l’arrondissement, la présence de parcomètres sécuriserait les intersections.

«Ça fait trois ans que nous avons appliqué la politique du cinq mètres déjà. Nous avons remis certains parcomètres que nous avions retirés, parce que ça devenait des zones de débarcadère de camions, ce qui était plus dangereux en soi», indique le chargé de communications de l’arrondissement, Michel Tanguay.

Près de 10% des 3935 parcomètres du Plateau-Mont-Royal sont situés à moins de cinq mètres d’une intersection.
Toutefois, l’article 386 du Code de la sécurité routière est très clair, il ne doit pas y avoir de véhicule stationner à moins de cinq mètres d’une intersection, de tous les côtés de rue, afin d’assurer la visibilité des différents usagers de la route.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) confirme que l’ensemble de l’intersection doit être dégagé à cinq mètres.

«Le code de la route est clair, c’est l’ensemble de l’intersection qui doit être sécurisé à cinq mètres. Cependant, si un véhicule est stationné là, parce qu’il y a un parcomètre, nous ne donnerons pas de contravention», explique le commandant du poste de quartier 38, Christian Cloutier.

Selon l’arrondissement, les parcomètres aux intersections sont à environ trois mètres, ce qui enfreint le code.
«Au final, c’est plus sécuritaire que lorsque des camions cubes s’y stationnent. L’idée du cinq mètres, c’est que les piétons soient vus et avec trois mètres, c’est le cas», affirme M. Tanguay.

Le conseiller de ville du Mile End, Richard Ryan, indique pour sa part que tous les parcomètres qui devaient être retirés ont été retirés.

«Dans les rues double-sens, on doit seulement enlever un côté, ce que nous avons fait. Ce n’est donc pas tous les espaces qui doivent être retirés. Si des espaces sont dans l’illégalité, nous les retirerons», affirme M. Ryan.

Politique de stationnement
Les choses pourraient évoluer prochainement à Montréal, car la ville-centre doit présenter une nouvelle politique centrale du stationnement d’ici la fin de l’automne.

Aref Salem, responsable du transport au comité exécutif de la Ville de Montréal, indique simplement pour l’instant que «la Ville s’est engagée à faire respecter, d’ici décembre 2018, le dégagement de cinq mètres aux intersections et que lorsqu’un parcomètre se situe à l’intérieur de la zone désignée, l’arrondissement doit faire la demande à la Direction des transports afin de le retirer.»

Des places payantes

Difficile cependant de savoir combien d’argent ont généré les places contrevenant au CSR. À titre d’exemple, une place avec parcomètre sur l’avenue du Mont-Royal permet de se stationner 74 heures par semaine, à 3$ de l’heure. Sur une année complète, cela signifie un gain potentiel de plus de 11 544$ par place, soit environ 4,5 M$ pour les 390 places à l’intérieur du cinq mètres, avant la déduction des frais administratifs et d’entretien.
En collaboration avec Stéphanie Maunay

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