Isabelle Bergeron / TC Media Pour l’ensemble de la métropole, le prix médian au pied carré des copropriétés revendues (excluant le marché du neuf) a grimpé de 5% pour atteindre 331$, selon les données colligées par JLR

Le prix médian au pied carré a connu une croissance de 5% en un an sur l’ensemble de l’agglomération montréalaise selon le dernier rapport de la firme JLR Solutions foncières. Cette hausse générale cache toutefois des disparités entre l’est et le reste de l’île.

En 2017, la vente de copropriétés a connu une croissance importante de 10% au Québec et l’île de Montréal a concentré 44% de ces transactions. Le dynamisme de ce marché s’est traduit par une forte hausse des prix à l’échelle de l’agglomération. Selon les données, le prix médian au pied carré a crû de 5% sur l’année dernière pour s’établir à 331 $ contre 315 $ en 2016. Il s’agit de la plus forte hausse depuis 2012.

«Il y a eu un fort engouement pour la copropriété. Après quelques années plus difficiles, on sent une accélération et qui dit accélération du marché, dit accélération des prix», indique Joanie Fontaine, économiste chez JLR Solutions foncières.

Mais, dans ce contexte d’augmentation générale, certains arrondissements connaissent une explosion des prix, tandis que d’autres sont confrontés à une stagnation et parfois même à une baisse.

Ainsi des quartiers centraux comme Outremont, Rosemont – La Petite-Patrie, le Sud-Ouest, Westmount, Verdun ou Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce ont vu leurs prix au pied carré grimper avec des hausses comprises entre 7% et 9% en 2017. Ces quartiers sont aussi parmi ceux où l’on constate les prix médians les plus élevés au pied carré.

À l’inverse, la tendance est plutôt à la stagnation dans l’est puisque les prix sont restés stables à Saint-Léonard, Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles et Ahuntsic et ils ont même baissé à Anjou (-2%). Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (3%) est le territoire de l’est qui a connu l’augmentation la plus importante l’an dernier, mais la croissance du marché y reste mesurée sur les cinq dernières années (2%).

«L’est n’est pas le secteur le plus populaire pour la copropriété, à l’inverse des arrondissements centraux. Quand on s’éloigne, l’unifamilial devient plus intéressant. Déjà les propriétés sont moins chères, mais la demande est moins forte donc on voit une hausse moins importante des prix», détaille Joanie Fontaine.

Cette croissance globale du marché de la copropriété a aussi entraîné dans son sillage celui de la micropropriété. L’offre pour des unités plus petites est de plus en plus forte. Ainsi entre 2012 et 2017, la taille médiane des condos vendus à Montréal est passée de 947 à 921 pieds carrés. Cette tendance à la diminution de la surface est particulièrement répandue dans les quartiers centraux.

Perspectives

Dans son rapport, JLR indique que le dynamisme de la copropriété a surpris de nombreux prévisionnistes l’année dernière. La firme anticipe néanmoins une poursuite de la tendance en 2018. L’arrivée attendue de nouveaux immigrants et la baisse du taux de chômage sont deux éléments qui devraient contribuer à stimuler le secteur immobilier cette année.

En revanche, il n’est pas certain que l’augmentation des prix et des ventes sera aussi importante qu’en 2017. JLR pense que la nouvelle hausse du taux directeur annoncée le 17 janvier par la Banque du Canada et celle des taux d’intérêt qui va suivre pourrait réduire la capacité d’emprunt des ménages, ce qui risque d’avoir une influence sur les ventes immobilières.

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