Gracieuseté La problématique des chats errants est un enjeu pour le bien-être animal, mais aussi pour la santé publique selon le maire de MHM.

Mercier–Hochelaga-Maisonneuve a signé un contrat de capture stérilisation relâche et maintien (CSRM) des chats errants avec la SPCA, mais des citoyens le jugent insuffisant et veulent revoir la stratégie de l’arrondissement. Le maire Pierre Lessard-Blais se dit ouvert à la discussion.

«C’est un programme qui d’année en année coûtera de moins en moins cher et qui au bout du compte va régler le problème», pense Patricia Tulasne. Très engagée pour la cause animale, la comédienne qui réside dans Hochelaga-Maisonneuve a pris ce dossier à bras-le-corps et s’est présentée lors du dernier conseil d’arrondissement pour interpeller les élus sur cet enjeu.

Avec l’appui d’autres résidents du secteur, elle demande à ce qu’un partenariat soit trouvé avec des cliniques vétérinaires du quartier ou des unités mobiles pour procéder à la stérilisation massive des chats errants et domestiques sur le territoire. Afin de rendre ce programme accessible à tous, Mme Tulasne souhaite que les personnes à faible revenu bénéficient d’une gratuité et que des prix avantageux soient proposés à tous les résidents.

«La seule façon de stopper la prolifération des colonies, c’est de stériliser, donc on demande des solutions pour la stérilisation», poursuit Justine Paradis, une habitante de l’arrondissement qui soutient cette demande.

Le groupe de citoyens a même lancé une pétition en ligne qui avait récolté plus de 20 000 signatures en seulement cinq jours. Cette pétition a toutefois été largement partagée, notamment en France, ce qui ne reflète donc pas uniquement une préoccupation des gens du quartier.

«C’est vrai que c’est ouvert à l’international, mais cela démontre que c’est un problème qui concerne les citoyens et que la politique doit prendre au sérieux», fait valoir Patricia Tulasne.

Stratégie à revoir
En marge de son contrat animalier signé avec le Berger blanc, l’arrondissement paye un service annexe à 10 000 $ par an opéré par la SPCA depuis 2016 pour son programme de stérilisation CSRM. Justine Paradis estime toutefois qu’il n’est pas efficace.

«C’est un petit peu compliqué parce que la SPCA c’est loin. Pour le Berger blanc, ils ont tellement une mauvaise réputation que les gens ne veulent pas aller chez eux. Cela ne fonctionne pas», déplore cette résidente de Hochelaga.

Selon Patricia Tulasne, seulement une quarantaine de chats ont été opérés depuis l’ouverture du CSRM dans MHM.

«Cela a coûté 20 000$ pour 40 chats stérilisés en deux ans. Tant qu’à dépenser l’argent des contribuables, dépensons-le efficacement», soutient la comédienne.

Lors du dernier conseil d’arrondissement, le maire de MHM a reconnu que le service n’était pas optimal et a promis de mener une réflexion sur cet enjeu.

«On doit se rencontrer pour voir comment intégrer la question animalière dans un de nos comités. J’habite Hochelaga-Maisonneuve et je vois bien qu’il y a plusieurs chats errants. Au-delà du bien-être animal, il y a aussi un enjeu de santé publique», pense Pierre Lessard-Blais.

L’élu n’a pas confirmé le bilan du CSRM avancé par Mme Tulasne dans l’arrondissement, mais avoue que ce programme n’est pas très recherché par les citoyens. Une rencontre est prévue avec les résidents mobilisés pour étudier les pistes d’action.

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