Steve Caron/TC Media Les nids-de-poule sont monnaie courante dans l'arrondissement de Mercier - Hochelaga-Maisonneuve. Plus de la moitié des chaussées locales (54 %) et des chaussées artérielles (60 %) sont cotées «mauvaise» ou «très mauvaise».

Les chaussées de l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM) sont dans un état critique: 54% du réseau des chaussées locales et 60% du réseau des chaussées artérielles ont un indice de «mauvais» ou «très mauvais» selon les données du Plan d’intervention 2016-2020.

Les besoins en investissements pour ramener les chaussées à un état fonctionnel standard, soit «bon», sont de l’ordre de 345M$ sur cinq ans. Cette somme inclut autant les travaux de réhabilitation que de reconstruction de la chaussée des réseaux local et artériel sur les tronçons en «mauvais» ou «très mauvais» état ainsi que ceux qui le deviendront durant la période visée.

La situation n’est pas nécessairement plus réjouissante pour ce qui est des réseaux d’eau potable, des eaux usées et des eaux pluviales de l’arrondissement.

Le pourcentage de conduites d’eaux usées locales dans un état «mauvais» ou «très mauvais» selon les résultats de l’inspection est de 26% dans MHM comparativement à 20% pour l’ensemble des 19 arrondissements de la Ville de Montréal.

Là où l’arrondissement fait mieux que ses voisins, ce sont au chapitre du réseau d’eau potable – avec 6% de conduites en «mauvais» ou «très mauvais» état contre 8,3% pour l’ensemble des arrondissements – et du réseau d’eau pluviale – avec 1% des conduites dans un état «mauvais» ou «très mauvais» par rapport à 5,3% pour l’ensemble des arrondissement montréalais.

Une pente abrupte à remonter
Au cours des cinq dernières années, des investissements moyens annuels de 9,6M$ ont été faits dans les infrastructures – tous les secteurs confondus eau, égouts et voirie – de MHM.

Ces sommes demeurent toutefois insuffisantes pour diminuer les déficits d’entretien à zéro à court terme pour les trois réseaux d’infrastructures locaux. Sans un coup de barre, le déficit d’entretien ne pourra être résorbé.

En se basant sur les estimations d’un second scénario étudié dans le Plan d’intervention 2016-2020, nécessitant des investissements moyens annuels de 36,1M$ pour atteindre les niveaux de service et assurer la pérennité des actifs, le déficit d’entretien égal à zéro ne serait atteint qu’en 2021 (eau potable locale), 2022 (égouts locaux) et 2028 (voirie locale).

Lors de l’adoption du budget 2018 de la Ville de Montréal, la mairesse Valérie Plante a dit vouloir augmenter les investissements de la ville-centre dans les infrastructures de l’eau.

À ce moment-ci, il est trop tôt pour déterminer concrètement les investissements qui seront faits dans MHM.

Mais qui dit investissement dans les infrastructures, dit multiplication des chantiers et des cônes oranges. Les citoyens peuvent s’attendre à devoir faire preuve de patience.

 

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