Steve Caron/TC Media La valeur des propriétés de l'arrondissement d'Anjou a augmenté de 3,4% dans le secteur des résidences unifamiliales.

La valeur des propriétés de l’arrondissement d’Anjou augmente plus lentement que dans les autres arrondissements de la Ville de Montréal. Seul Saint-Léonard connaît une hausse moindre.

Dans l’arrondissement d’Anjou, la hausse est de 3,4% pour les résidences unifamiliales, alors que dans le secteur des condominiums l’arrondissement enregistre même une baisse de 0,6%.

À Montréal, la hausse moyenne est de 6,2% dans le secteur résidentiel.

Concrètement, pour le contribuable angevin cela signifie que la hausse du compte de taxes risque d’être beaucoup plus faible que les citoyens qui habitent dans un arrondissement où la valeur de la hausse est plus élevée que la moyenne.

Les gens qui souhaitent acheter une résidence unifamiliale dans l’arrondissement angevin doivent s’attendre à débourser en moyenne 393 200$. Pour un appartement-condo, l’investissement est de l’ordre de 238 000$ en moyenne.

Mercier – Hochelaga-Maisonneuve
Du côté de l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM), la variation moyenne pour les unifamiliales est de 6,6% et de 1,5% pour les condominiums.

Comme la ville-centre ajuste son taux de taxation pour limiter l’impact des hausses du rôle d’évaluation foncière et que l’arrondissement se situe légèrement au-dessus de la moyenne, le compte de taxes des résidents devrait varier très peu.

Une résidence unifamiliale dans l’arrondissement se vend en moyenne au coût de 356 400$. Pour un appartement-condo, la dépense est de 235 400$ en moyenne.

Marché immobilier
Le dévoilement du rôle d’évaluation foncière ne devrait pas avoir un grand impact sur le marché immobilier montréalais.

Les valeurs ont été établies au 1er juillet 2015, ce qui fait en sorte que le marché a déjà évolué de lui-même. Les experts n’anticipent pas un ralentissement majeur.

«Le marché se resserre, mais les conditions d’acquisition d’une propriété demeurent intéressantes. Les taux d’intérêt sont encore très bas, le marché de l’emploi se porte mieux et le niveau de confiance des consommateurs est bon. Je ne m’attends pas à de grands bouleversements», de commenter Paul Cardinal, de la Fédération des chambres immobilières du Québec.

Depuis plus de 10 mois, l’offre de propriétés à vendre a tendance à se raréfier. Cela exerce une légère pression sur les prix, mais les hausses demeurent modestes. Pas de quoi décourager les acheteurs motivés, ajoute M. Cardinal.

Un avis que partage Joanie Fontaine, de la firme JLR. L’économiste avoue que les mois de septembre à décembre sont généralement plus tranquilles pour la vente de propriétés.

«Malgré tout, 2016 devrait globalement demeurer une bonne année et cela devrait se poursuivre», indique-t-elle.

 

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