FELIX O.J. FOURNIER/TC MEDIA (51 Des mesures d'apaisement de la circulation sont réclamées sur l'avenue Mercier, afin de sécuriser le secteur et les usagers qui fréquentent le parc Honoré-Mercier.

Le Centre de la petite enfance (CPE) Bécassine pourrait devoir patienter jusqu’à deux ans avant que des mesures d’apaisement de la circulation ne soient implantées dans leur secteur, malgré la présence d’un parc fraîchement rénové et de plusieurs jeunes enfants.

Situé sur l’avenue Mercier, en face du parc Honoré-Mercier et à proximité du chalet de la promenade Bellerive, la directrice du centre de la petite enfance, Denise D’Astous, souhaite que des mesures d’apaisement de la circulation soient mises en place pour assurer la sécurité des citoyens.

La semaine dernière, elle a déposé une pétition aux élus de l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve comprenant une soixantaine de noms de gens l’appuyant dans sa démarche.

La dame réclame un dos d’âne ou encore du marquage au sol pour faciliter le passage des piétons se dirigeant en direction du parc.

«Des centaines de piétons et automobilistes se côtoient chaque jour de la saison estivale, remarque-t-elle. La cohabitation n’est pas simple et il en va de la sécurité des résidents.»

Le parc Honoré-Mercier, qui a été rénové durant l’été, est maintenant très utilisé. Les nouveaux aménagements font la joie des citoyens et ont augmenté sa fréquentation. D’où l’importance d’assurer la sécurité de ses usagers, estime Mme D’Astous.

Cette dernière ne comprend pas pourquoi l’arrondissement n’inclut pas dès le départ des mesures d’apaisement de la circulation lorsqu’il procède à l’aménagement d’un parc.

«Il me semble que cela devrait automatiquement faire partie du projet. Ce serait beaucoup plus efficace comme façon de faire», indique la directrice du CPE.

À la suite de sa demande faite au conseil d’arrondissement, le maire Réal Ménard a promis de se pencher sur le dossier. Il s’est engagé à rencontrer Mme D’Astous, ce qui devrait avoir lieu en janvier prochain.

«Il est vrai que la planification de nos mesures d’apaisement se fait sur deux ans. Mais dans certains cas, il n’est pas impossible de procéder plus rapidement», tient à rassurer le maire, qui ne s’est toutefois pas engagé sur un échéancier officiel.

Le maire rappelle que les écoles, les parcs et les centres de la petite enfance sont priorisés lorsque vient le temps d’implanter des mesures d’apaisement de la circulation.

Est-ce qu’il y aurait lieu de revoir les façons de faire pour inclure ce type de travaux dès le début? «On le fait déjà un peu en prévoyant des saillies de trottoir et en analysant la géographie des rues lors de l’analyse des projets», répond M. Ménard.

Dans plusieurs cas, les mesures d’apaisement viennent corriger des problèmes ou des situations qui surviennent après coup dont il est difficile de prévoir les impacts, laisse-t-on entendre à l’arrondissement.

Une réponse donnée à Mme D’Astous et qui la laisse songeuse.

«J’espère seulement que l’arrondissement procèdera rapidement. Il y a un réel enjeu de sécurité. Deux ans pour un dos d’âne ou du marquage au sol, ça me semble très long pour un geste simple.»

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