Steve Caron/TC Media Une trentaine de représentants et membres d'organismes communautaires ont manifesté devant les bureaux de la vice-première ministre, Lise Thériault, pour réclamer un meilleur financement des organismes communautaires lundi.

Les organismes communautaires de Mercier et Anjou ont de la difficulté à joindre les deux bouts. Les coupes du gouvernement libéral font mal et menacent de plus en plus la prestation des services à la population.

Plusieurs d’entre eux se mobilisent dans le cadre de la campagne «Engagez-vous pour le communautaire» pour réclamer un financement accru.

Cet après-midi, des représentants d’organismes manifestaient devant les bureaux de la vice-première ministre et députée d’Anjou – Louis-Riel, Lise Thériault, de même que devant ceux du député de Bourget, Maka Kotto.

«Nous sommes ici pour revendiquer de meilleures conditions pour les organismes communautaires. Mme Thériault doit être une alliée de nos revendications», de souhaiter Daniel Duranleau, directeur de Concertation Anjou.

La situation des organismes communautaires n’est pas rose. Les mauvaises nouvelles s’accumulent. Des projets financés depuis quelques années doivent être abolis faute de fonds et les ressources humaines sont au strict minimum, fragilisant de plus en plus les services offerts.

«Le constat est alarmant, de dire une directrice d’un organisme de Mercier qui préfère garder l’anonymat pour ne pas que son organisme subisse davantage de compressions. J’ai dû abolir un poste et revoir l’organisation du travail à l’interne.»

Les organismes demandent un financement à la mission sur plusieurs années et non pas par projet pour leur assurer des sommes récurrentes et garantir la prestation des services communautaires.

«Si nous n’étions pas là, l’État devrait assumer davantage de responsabilités dans bien des domaines. Nous dispensons des services essentiels à la population. Nous devrions être un investissement pour le gouvernement et non pas une dépense.

«Il doit y avoir un réinvestissement majeur dans les organismes communautaires», insiste Maryse Bouchard, de l’ACEF de l’Est.

En l’absence de Mme Thériault, l’attachée politique de la députée est allée à la rencontre des manifestants. Elle a écouté leurs doléances et a promis de les transmettre à la ministre.

Les manifestations tenues aujourd’hui par les organismes communautaires d’Anjou et de Mercier ne sont que la première étape d’une série d’événements qui se tiennent un peu partout au Québec.

Le 8 novembre, une grande marche se déroulera dans les rues de Mercier-Est, de 14h à 15h, qui culminera devant la Maison des familles de Mercier-Est. Les participants se donneront rendez-vous dès 13h30, devant les locaux d’Infologis de l’est de l’île de Montréal, situés au 2532, rue des Ormeaux.

Le 9 novembre, les organismes convergeront vers le centre-ville de Montréal pour prendre part à une grande manifestation nationale, qui prendra son envol à 13h, de la place des festivals, près du métro Place des arts.

 

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