Mario Beauregard/TC Media Le gouvernement de Philippe Couillard pourrait adopter une loi spéciale dès lundi prochain pour mettre un terme à la grève dans l'industrie de la construction.

Des centaines de travailleurs se sont rassemblés devant les bureaux de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) en ce second jour de grève dans l’industrie de la construction, ce jeudi, pour manifester leur mécontentement.

Les deux principaux points en litige entre les parties sont la conciliation travail-famille et les horaires de travail.

Plusieurs syndiqués ont amené leur petite famille à la manifestation, l’un des points en litige étant justement la conciliation travail-famille.

«On nous demande d’être disponible en tout temps au gré des envies des employeurs. On veut nous faire rentrer au travail les samedis, à temps simple, lorsque des jours de pluie affectent le déroulement des chantiers. Quand pourrons-nous voir notre famille?», déplore Martine Beaulieu, une mère monoparentale de deux enfants.

Pour Jean-Marie, qui est à l’aube de sa retraite, les «demandes des employeurs sont difficiles à concilier pour les gens avec de jeunes familles. La partie patronale doit mettre de l’eau dans son vin.»

«L’employeur veut pouvoir jouer dans les horaires des travailleurs. Ça devient très difficile pour les travailleurs d’avoir une stabilité.»

Les manifestants ont marché vers les locaux de l’Association de la construction du Québec, à Anjou. De nombreux policiers ont été déployés sur le terrain pour escorter les manifestants. La circulation automobile a été perturbée le long du parcours, mais aucun incident n’est survenu.

Les négociations avec l’employeur sont présentement rompues. Elles pourraient reprendre cet après-midi.

Le gouvernement de Philippe Couillard jongle avec la possibilité de recourir à une loi spéciale pour forcer le retour au travail des syndiqués. Chaque journée de grève sur les chantiers représente des pertes de 45 M$.

Plusieurs manifestations ont été organisées un peu partout au Québec.

 

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!