Archives TC Media Les opposants à la création d'une SDC dans Mercier-Est se sont déplacés à la maison de la culture Mercier pour signer le registre et exiger la tenue d'un référendum sur la question.

Près de 25% des commerçants situés sur le territoire des rues Hochelaga et des Ormeaux, dans Mercier-Est, se sont déplacés pour exiger la tenue d’un référendum afin d’entériner la création d’une Société de développement commercial (SDC) sur leur artère.

Vingt-six signatures étaient requises pour exiger la tenue d’un référendum sur la question, alors que 41 commerçants ont signé le registre.

La cotisation obligatoire à payer par tous les commerçants membres d’une SDC n’enchante pas les opposants au projet et en a motivé plusieurs à se déplacer.

«Avant de payer de 750$ à 1000$ à une SDC, je vais prendre cette somme pour moi-même et l’investir dans mon commerce. Je déménage au mois d’août et les loyers commerciaux sont de 2000$ à 3000$ par mois. C’est déjà assez élevé comme ça», indique Michelle Sangollo, propriétaire de Trophées SGB.

De plus, la dame n’a pas apprécié de la façon dont tout s’est orchestré.

«On m’a simplement envoyé une lettre recommandée pour m’aviser du projet. Personne n’a pris le temps de venir me voir, sauf le 5 juillet dernier, pour me dire de ne pas aller signer le registre», dénonce-t-elle.

D’autres qualifient la cotisation de taxe déguisée et disent déjà payer une taxe d’affaires onéreuse.

Ils ne croient pas que le fait «d’ajouter des bancs et des fleurs» amènera davantage de clients dans leur commerce.

Propriétaire de Coiffure Stylix, dont le commerce est établi depuis 26 ans rue Hochelaga, Antonieta Damota est encore plus cinglante.

«Si la SDC est créée, moi je ferme mes portes demain matin. Il y a déjà eu une association de gens d’affaires et ça n’avait pas marché, rappelle la propriétaire. Pour les grandes bannières, la cotisation représente des « peanuts » pas pour les petits commerçants que nous sommes.»

Embourgeoisement
Par voie de communiqué, Infologis de l’est de l’île de Montréal, l’organisme de défense des droits des locataires, se dit extrêmement préoccupé par les objectifs de la future SDC Hochelaga-Tétreaultville.

«La vision portée par la SDC provoquera la gentrification (sic). Son discours est déjà « gentrificateur » puisqu’il fait la promotion de l’arrivée de nouveaux condos, de nouveaux résidents, de nouvelles habitudes de consommation, de nouveaux cafés, boulangeries, boucheries, pâtisseries, bars, etc. Là se retrouvent tous les ingrédients pour gentrifier (sic) un quartier», écrit Jean-Christophe Bureau, organisateur communautaire à Infologis.

En somme, l’embourgeoisement évince les locataires de leur quartier, estime l’organisateur communautaire.

«C’est ce qui s’est passé dans Hochelaga et c’est précisément ce qu’on cherche à éviter. Si on veut éviter que les résidents ne soient dépossédés de leur quartier, il faut impérativement éviter cette transformation.»

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