Collaboration spéciale Les activités de promotion mises en place par une SDC permettent de créer de l'achalandage sur les artères commerciales se traduisant par des retombées économiques directes pour les commerçants, souligne Jimmy Vigneux, directeur général de la SDC Hochelaga-Maisonneuve.

Plutôt que d’aller en référendum, des commerçants de Hochelaga-Tétreaultville ont décidé de carrément retirer leur demande pour créer une société de développement commercial (SDC) dans Mercier-Est.

Le 6 juillet dernier, 41 commerçants des rues Hochelaga et des Ormeaux se sont déplacés pour signer le registre et signifier leur opposition, soit près de 25% des gens d’affaires.

«Nous avons pris acte des opposants au projet. Le message est clair. Le but de créer une SDC n’est pas de semer la discorde, mais bien de rassembler pour mieux travailler. Nous n’irons pas en référendum», de confier en entrevue téléphonique Serge Godin, membre de l’association et un des initiateurs du projet de SDC.

Le copropriétaire du IGA Godin est déçu de la tournure des événements. Il demeure convaincu que la création d’une SDC serait positive pour Mercier-Est.

S’assurer d’avoir une offre commerciale répondant aux besoins des gens, éviter les fuites commerciales, revitaliser le secteur, faire des représentations politiques auprès des élus, courtiser de nouveaux commerçants pour combler les locaux vacants, tout ça demande du temps que n’ont pas les commerçants, avance M. Godin.

Personne ne peut faire ça tout seul et c’est ce qu’aurait permis une ressource comme une SDC, ajoute-t-il.

L’homme d’affaires est d’avis que l’arrivée de nouveaux résidents dans le secteur, notamment avec la construction de 325 unités d’habitation à l’angle des rues Honoré-Beaugrand et Hochelaga sur les terrains de l’ancienne cour de voirie, aurait été une belle occasion à saisir par les commerçants en unissant leurs forces.

«Les commerçants perçoivent souvent la cotisation obligatoire pour les membres d’une SDC comme une dépense. Ils doivent plutôt le voir comme un investissement en raison des retombées économiques que cela amène dans un secteur», croit Jimmy Vigneux, directeur général de la SDC Hochelaga-Maisonneuve.

Par exemple, la SDC Hochelaga-Maisonneuve organise des spectacles dans les ruelles de Hochelaga qui attirent bon nombre de visiteurs.

«À la fin des représentations, les restaurants et bars du quartier sont remplis», constate M. Vigneux.

De plus, les diverses actions de marketing et de promotion faites par la SDC permettent d’augmenter l’achalandage sur l’artère, ce qui se traduit aussi par des retombées économiques concrètes pour les membres, indique le directeur général.

Des arguments souvent avancés, mais qui n’ont pas convaincu les opposants à la création d’une SDC dans Mercier-Est.

Lors de la tenue du registre, plusieurs ont plutôt comparé la cotisation à une taxe déguisée.

Partie remise?
Dans les prochains mois, l’Association des commerçants Hochelaga-Tétreaultville poursuivra tout de même son travail avec les moyens modestes dont elle dispose.

Elle continuera de promouvoir le quartier, ses commerçants et souhaite augmenter son nombre de membres.

«Nous tenterons de rallier plus de gens pour que la prochaine fois, le projet de SDC se réalise», résume M. Godin.

Toutefois, l’association devra attendre minimalement 24 mois avant de présenter une nouvelle requête comme le stipule la réglementation québécoise.

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