Archives TC Media Deux projets avec des enfants et des nouveaux arrivants pourraient être arrêtés à la suite d’un conflit entre l’arrondissement et le président du jardin BP Tétreaultville.

Le président d’un jardin communautaire de Mercier-Est menace d’arrêter deux projets de jardinage social pour protester contre le retour d’un membre qui a été expulsé. L’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve réclame cette réintégration pour non-respect du règlement.

André Pedneault, président du comité du jardin BP Tétreaultville, se prépare à fermer dans les prochains jours deux programmes sociaux qui sont pourtant soutenus par l’arrondissement.

Le premier est le projet Jeunes jardiniers qui permet à 350 enfants de l’école Armand-Lavergne de s’initier aux plantes, à l’entretien et à la récolte depuis l’été 2015. Le second est le Jardin des nations, un programme d’insertion des nouveaux arrivants qui aurait dû être lancé au mois de juin, mais qui a pris du retard par manque de terre.

Une directive de «bénévolat obligatoire» imposé dans le règlement du jardin BP Tétreaultville est au cœur de ce litige. Celle-ci stipule que tous les utilisateurs de la zone adulte doivent donner trois heures de leur temps entre le 1er mai et le 1er octobre pour l’entretien des espaces partagés. Un des jardiniers a refusé de s’y soumettre, ce qui a entraîné une dispute avec le comité et provoqué son expulsion.

«Je n’ai normalement pas le pouvoir d’expulser quelqu’un, mais je refuse de le réintégrer, car on ne peut pas tolérer ceux qui ne respectent pas nos règles», proteste M. Pedneault.

Selon l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, qui est propriétaire du site, trois employés successifs ont qualifié «l’imposition de bénévolat volontaire» d’irrégularité. Il parle donc d’une «expulsion pour des motifs non valables» et plaide en faveur de cet ancien membre du jardin.

Des aides financières en question
Une pétition circule actuellement dans le jardin BP Tétreaultville en soutien au président du comité. Une cinquantaine de signatures a été recueillie réclamant à ce qu’il ne soit plus «importuné par du fonctionnariat de bas niveau».

«Je donne 84 heures de mon temps chaque semaine, je distribue gratuitement nos surplus de récolte, j’essaie de faire du bien et on me traite comme ça, s’insurge André Pedneault. Il va y avoir des dommages collatéraux, on pénalise des familles et des enfants pour un individu.»

M. Pedneault a entamé des procédures auprès du bureau de l’Ombudsman de Montréal pour dénoncer cette demande de réintégration. Il accuse également l’arrondissement de ne pas avoir fait la livraison de terre promise pour le Jardin des nations.

En ce qui concerne cette livraison, l’arrondissement estime que des budgets ont été alloués pour que le comité du jardin en achète et assure qu’aucune livraison n’était programmée cette année, ce que conteste André Pedneault.

Par ailleurs, le service des communications Mercier–Hochelaga-Maisonneuve dit regretter l’abandon des projets sociaux, mais demande aux responsables de BP Tétreaultville de reverser les sommes non utilisées de deux aides financières de 5000$ et 25 000$ allouées pour les deux programmes. M. Pedneault s’engage à rendre cet argent dès qu’il prononcera l’arrêt du Jardin des nations et des Jeunes jardiniers.

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