Nicolas Ledain / TC Media Stevens Dorcelus a gagné une médaille d’or aux Jeux du Canada.

Après deux années plombées par les blessures, l’athlète originaire de Mercier a été sacré lors des Jeux du Canada à Winnipeg en saut en longueur. Il vit ce retour sur le devant de la scène sportive comme une récompense de ses efforts face à l’adversité.

«J’ai eu des titres plus prestigieux que celui-ci, mais cette médaille est la plus belle de ma carrière parce qu’elle veut dire beaucoup», se félicite Stevens Dorcelus en regardant tendrement la récompense dorée gagnée lors du concours de saut en longueur des Jeux du Canada durant la première semaine d’août.

Après deux saisons freinées par deux claquages et des fractures de fatigue et de stress, l’athlète qui a grandi dans le HLM de Mercier a triomphé avec la manière à Winnipeg. Avec un saut à 7,84m, il a réalisé son record personnel et le record des Jeux du Canada dès son premier essai, ce qui lui a permis de se préserver en faisant l’impasse sur ses autres tentatives de la compétition.

«Ça fait vraiment du bien. Le plus difficile dans une carrière, c’est de gérer les moments difficiles. J’avais le goût d’abandonner, mais je n’ai rien lâché et cela récompense tous mes efforts», explique Stevens Dorcelus.

Le parcours semé d’embûches de l’athlète montréalais a commencé lors de son exil aux États-Unis en 2014. Le jeune homme a voulu tenter l’aventure universitaire, mais a été déçu de sa première année en Junior College au Cloud County dans le Kansas. Plus épanoui, durant sa deuxième saison avec l’équipe d’Iowa Western, ses pépins physiques ont entaché cette expérience qu’il juge tout de même globalement enrichissante. C’est finalement son retour au pays en 2016 qui lui a permis de se remettre sur les rails sportivement et mentalement.

À 22 ans, ce grand espoir de l’athlétisme canadien entame une nouvelle étape de sa carrière et s’est fixé un plan dont l’apothéose serait les Jeux olympiques de 2020 à Tokyo.

«Dans ma tête, je suis prêt pour cela depuis le début. Les essais olympiques seront à Montréal en 2019, il n’y aura pas de grands championnats d’ici là, donc je suis déjà tourné vers cet objectif», avoue le jeune athlète.

S’il va conclure sa saison avec les Universiades à Taipei jusqu’à la fin du mois d’août, Stevens Dorcelus se prépare aussi à reprendre ses études dès le mois de septembre à l’UQAM. Le sauteur en longueur de Mercier prépare une carrière entrepreneuriale en marge de son avenir sportif. Il a notamment lancé sa marque JLM pour «Jump Like Me» («Saute comme moi») et utilise son exemple pour inspirer des jeunes en situation difficile. Il anime notamment des conférences dans des écoles.

«Je viens d’un milieu difficile et le sport a été un cadeau pour moi, ça a été mon moteur à l’école. En le partageant avec les enfants, j’ai l’impression de donner à mon tour», estime Stevens Dorcelus.

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