Steve Caron/TC Media Chantal Benoit, de Pots de Folie, et Annie Croteau, du Marché des Halles d'Anjou, invitent les gens à soutenir la recherche sur le cancer du sein en participant à «Soupçon de rose» les 30 septembre et 1er octobre.

Octobre est le mois de la sensibilisation au cancer du sein. Le Comité directeur des statistiques sur le cancer de la Société canadienne du cancer estime qu’une Canadienne sur 8 sera atteinte d’un cancer du sein au cours de sa vie.

«L’année dernière, l’une de nos employés a été diagnostiquée avec le cancer du sein et sa situation nous a tous bouleversés. Chez Sandalwood – propriétaire et gestionnaire du marché les Halles d’Anjou – nous sommes comme une grande famille et nous devions réagir, informer sur cette maladie et contribuer à la recherche», indique Pascale Cloutier, directrice senior – Marketing et gestion de la location commerciale de Sandalwood Canada.

C’est donc ainsi qu’est né «Soupçon de rose», une campagne de financement qui se tiendra les 30 septembre et 1er octobre, de 10h à 16h, aux Halles d’Anjou. Pour l’occasion, les gens sont invités à se procurer des préparations de soupe de l’entreprise Pots de Folie, au coût de 10$, au mail central des Halles. Tous les profits recueillis iront à la recherche contre le cancer du sein.

Trois variétés seront offertes: orzo, orge et lentilles. Les gens n’ont qu’à ajouter le bouillon correspondant à la recette pour se préparer une succulente soupe de 8 à 10 portions.

Pots de Folie: le rêve d’une Angevine
Pots de Folie a célébré la semaine dernière son sixième anniversaire. L’entreprise a été fondée par Chantal Benoit, résidente d’Anjou.

Dans son atelier, elle prépare toutes ses recettes en pots. Les ingrédients sont déjà prémesurés et mélangés. Les clients n’ont que le liquide à incorporer.

L’entreprise offre des soupes, des pains, des quatre-quarts et une recette de « cookie ».

Les recettes sont toutes faites à la main. Les étiquettes et recettes sont apposées une à une sur les pots. Un travail de moine qu’apprécie la fondatrice de l’entreprise.

«Chaque pot est rempli à la main et avec amour, dit Mme Benoit. Je n’ai aucune machinerie. C’est un travail d’artisan et très valorisant. Ça me convient très bien.»

Quand Sandalwood l’a appelée pour son événement «Soupçon de rose», la femme d’affaires ne pouvait refuser. Elle n’a d’ailleurs pas hésité à se lancer dans l’aventure, malgré tout le travail à accomplir dans un court délai.

«C’est une cause qui me tient à cœur. J’ai des amies, des cousines et des proches qui ont reçu un diagnostic de cancer du sein. Personne n’est à l’abri. En participant à « Soupçon de rose », j’ai le sentiment de faire une différence», indique-t-elle.

Partie de rien, Mme Benoit a aujourd’hui la conviction d’avoir trouvé sa niche, d’être à la bonne place au bon moment. Celle qui travaillait précédemment dans le domaine pharmaceutique a tout chamboulé pour fonder sa petite entreprise.

«J’avais un emploi bien rémunéré, mais je n’étais pas heureuse, avoue la résidente d’Anjou. J’ai tout quitté et aujourd’hui, je fais ce que j’aime. Et ça c’est très important.»

Au fil des ans, l’entreprise a connu une belle croissance. Selon la période de l’année, elle emploie de 2 à 7 travailleurs. Les produits de Pots de Folie sont vendus dans les divers marchés estivaux, foires alimentaires, points de vente et événements artisanaux.

«J’avais une boutique en ligne, mais j’ai dû me réorganiser, car les frais de manutention étaient onéreux. Le site Internet de l’entreprise est en reconstruction et les gens pourront possiblement de nouveau commander en ligne. Pas question d’industrialiser mes processus pour prendre de l’expansion juste pour prendre de l’expansion», prévient la femme d’affaires.

Elle sait où elle va, ce qu’elle veut, mais surtout ce qu’elle ne veut pas. Avec la détermination et la passion démontrées tout au long de l’entrevue, parions qu’elle atteindra ses objectifs…

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