Nicolas Ledain/TC Media Carole Poirier, députée de Hochelaga-Maisonneuve, a récemment organisé une manifestation pour déplorer le manque de médecins dans sa circonscription, un problème qui affecte plusieurs quartiers de l'est de Montréal.

Une quarantaine de médecins de l’est de Montréal partiront à la retraite dans les prochains mois. Les besoins en termes de nouveaux médecins sont criants dans le secteur, indique Carole Poirier, députée de Hochelaga-Maisonneuve.

«Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, aura beau mettre en place une nouvelle mesure comme sa grande inscription, le problème de base en est un de répartition des médecins pour notre secteur. Les ressources sont insuffisantes», déplore la députée qui souhaiterait des mesures plus vigoureuses.

En date d’octobre 2016, seulement dans la circonscription de Hochelaga-Maisonneuve, 25 103 citoyens sont inscrits auprès d’un médecin de famille et 5136 autres sont en attente sur le guichet d’accès à un médecin de famille (GAMF).

Pourtant, la population de la circonscription de Hochelaga-Maisonneuve compte plus de 55 000 citoyens.

«Les gens ne sont pas tous inscrits au GAMF, car se faire dire qu’il faut attendre plus de 400 à 500 jours, et bien souvent davantage, pour obtenir un médecin de famille c’est décourageant. Et je les comprends», mentionne Mme Poirier.

Cette dernière croit que l’est de Montréal est défavorisé au profit des grands hôpitaux du centre-ville.

«Après les déserts alimentaires, ce sont les déserts en santé», illustre-t-elle

Sa collègue de la circonscription de Pointe-aux-Trembles, Nicole Léger, croit que des investissements doivent être faits dans l’Est pour attirer les médecins.

Dans certains secteurs de l’Est, les médecins peinent à avoir des ressources à portée de main (spécialistes, radiologie, équipements). Ce n’est pas attirant pour eux.

«On a un milieu de vie intéressant, soutient Mme Léger. Mais il y a du travail à faire si on veut que les campagnes de recrutement donnent des résultats. Transport, milieu de travail, équipements technologiques, c’est un travail de tous les paliers de gouvernement.»

Création de groupes de médecins de famille, infirmières praticiennes, réseau intégré, recours aux professionnels de la santé pour certains actes spécifiques, les deux députées croient que les solutions existent et qu’il suffit de les mettre en application.

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