Getty Images/Creatas RF Seulement 61 % des résidents de l'est de Montréal ont un médecin de famille, alors que ce pourcentage est de 78 % pour la province.

Les citoyens à la recherche d’un médecin de famille devront faire preuve de patience puisque l’objectif du ministre Barrette que 85% des Québécois aient leur médecin de famille d’ici la fin de 2017 ne pourra être atteint.

Selon les données de septembre 2017, l’inscription générale de la population québécoise auprès d’un médecin de famille est de 78%.

Le pourcentage pour l’est de Montréal est toutefois nettement inférieur au reste de la province avec près de 61%, en date de mars 2017.

«Oui c’est un pourcentage plus bas et il y a une amélioration à faire, mais l’important c’est que les inscriptions continuent d’augmenter. Et les médecins montréalais inscrivent de nouveaux patients tous les jours. Il y a des particularités montréalaises dont il faut tenir compte», nuance Jean-Pierre Dion, de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).

Celui-ci fait référence au facteur immigration qui engendre des délais à l’intégration des immigrants aux services de santé, au fait que la population montréalaise bouge davantage et qu’elle est plus jeune, que plusieurs personnes des couronnes nord et sud s’inscrivent à Montréal alors qu’elles habitent en région et plus encore.

«Malgré tout, nous constatons une amélioration», répète-t-il, sans pouvoir s’avancer sur un échéancier pour l’atteinte de l’objectif.

Le ministre de la Santé met donc en place une nouvelle mesure intitulée «la grande inscription», découlant d’une entente avec la FMOQ, pour tenter d’atteindre sa cible le plus rapidement possible.

Celle-ci permettra aux médecins de famille qui débutent leur pratique de se voir attribuer, au 1er septembre de chaque année, des blocs de patients qui se trouvent sur le guichet d’accès à un médecin de famille (GAMF) et de transférer les patients d’un médecin qui part à la retraite à un collègue qui débute sa carrière.

Québec souhaite donc, sur une base volontaire, que les médecins qui prévoient partir à la retraite l’avise afin de pouvoir se coordonner avec l’arrivée en pratique des nouveaux médecins, soit le 1er juillet de chaque année.

De plus, la première visite avec un médecin avant que le patient ne soit pris en charge ne sera plus nécessaire.

«Présentement, les gens qui demeurent toujours en attente d’un médecin de famille sont généralement en bonne santé, indique M. Dion. Le fait de simplifier la procédure administrative en leur évitant la première visite avec leur médecin est plus réaliste, ce qui ne les empêche pas de pouvoir aller voir leur médecin en cas de besoin.»

Le CIUSSS de l’est-de-l’île-de-Montréal réagit aussi positivement à l’initiative du ministre de la Santé.

«Cette nouvelle orientation – la grande inscription – va donner un bon coup de pouce à beaucoup de citoyens qui sont à la recherche d’un médecin. Nous savons que plus les citoyens ont accès aux médecins, meilleure sera l’accessibilité aux services.

«L’initiative va permettre de cibler nos efforts, ce qui va accroître l’efficacité de la démarche», croit Yvan Gendron, président et directeur général du CIUSSS de l’est-de-l’île-de-Montréal.

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