Steve Caron/TC Media Les sacs et produits Ga-Oh sont tous faits à la main dans le petit atelier de Mme Tessier.

En algonquin Ga-Oh signifie «esprit des vents». C’est aussi le nom tout désigné de l’entreprise de Natalie Tessier, une résidente de Mercier-Est, qui confectionne des sacs en tous genres et produits de décoration à partir de voiles de bateau recyclées.

Chaque pièce est faite à la main et est unique. La collection compte des sacs de sport, voyage, baluchons et des housses de coussin. Des produits qui s’adressent autant aux femmes qu’aux hommes.

L’entrepreneure s’approvisionne auprès de plaisanciers, d’amateurs de planches à voile, de «kite-surfeur» ou encore d’écoles de voile qui lui font majoritairement don de leurs voiles et qu’elle transforme ensuite en sacs ou autres produits.

Les voiles qui sont recueillies sont d’abord nettoyées. Chaque voile ayant ses caractéristiques, l’étape de la coupe est primordiale. Celle-ci permet de tirer profit de la nature et des avantages de chacune.

La femme d’affaires s’inspire des lignes de couture, des motifs, des chiffres d’une voile et utilise tout ce qui est possible d’être utilisé.

Passionnée de sports nautiques et soucieuse de l’environnement, Mme Tessier tenait à ce que son entreprise combine absolument ces deux facettes.

«C’était important pour moi d’inclure la notion de récupération dans mes produits.»

Chaque semaine, elle confectionne de 20 à 25 sacs et peut même faire du sur mesure pour ses clients.

Ses créations sont vendues principalement par le biais du site Internet de l’entreprise, mais on en retrouve également chez quelques détaillants québécois et chez nos voisins de l’Ontario.

Un parcours atypique
Avant de se lancer dans l’aventure, il y a quatre ans, Mme Tessier travaillait en gestion et production dans le monde de la télévision et du cinéma. Un environnement de travail nettement différent.

Quand elle a annoncé à ses proches sa décision de tout quitter pour démarrer sa propre entreprise, ils ont été surpris. Peu à peu, au fil que son projet se matérialisait, les doutes se sont dissipés.

Avec Ga-Oh, elle concrétise son rêve.

«J’ai toujours eu la fibre entrepreneuriale, affirme-t-elle. Je voulais créer des produits originaux. J’ai trouvé ma niche. C’est beaucoup de travail, mais je suis très heureuse.»

Les ventes, les envois, les négociations et la gestion accaparent près de 60% du temps de l’entrepreneure. Mme Tessier embauche un employé à temps plein et souhaite doubler, voire tripler, ses effectifs à moyen terme.

Elle ne veut pas se plaindre. Pour l’instant, comme le dit l’adage: «petit train va loin.»

Les modèles, prix, promotions et informations sont accessibles sur le site de l’entreprise.

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