Steve Caron/TC Media La chaîne de générosité amorcée par le Amir de la place Versailles semble de plus en plus contagieuse. Elie Fares, employé de l'établissement, prépare de plus en plus de sandwichs ou repas qui seront ensuite remis à des itinérants et gens plus démunis de l'est de Montréal.

Pour Raji Abi Rached, propriétaire du restaurant Amir de la place Versailles, aider son prochain est devenu ni plus ni moins qu’un mode de vie. Depuis cinq ans, des milliers de repas ou sandwichs ont ainsi été remis gracieusement à des itinérants du quartier.

«Pour moi, c’est naturel d’aider les gens quand je le peux, confie-t-il bien humblement. J’ai été élevé dans la foi et l’entraide est une valeur importante.»

Chaque semaine, plusieurs itinérants profitent de sa générosité. Le nombre varie selon la période de l’année, mais il n’est pas rare qu’il remette l’équivalent d’une trentaine de repas sur une base hebdomadaire.

Dans les périodes glaciales, le bouche à oreille fait son œuvre et on parle alors d’une dizaine de repas par jour.

Depuis trois mois, il offre 10 trios par semaine ainsi que les cannettes vides qu’ils récoltent à l’organisme SOS Itinérance. Un don d’une valeur de 500 $ par mois.

Et comme si ce n’était pas assez, à la fin de chaque journée de travail plutôt que de jeter la nourriture invendue il la distribue aux gens. Des initiatives qui contribuent à semer la joie autour de lui.

«On est le resto du bonheur», comme il se plait à décrire son établissement.

La générosité de M. Abi Rached n’est pas l’œuvre que d’un seul homme et elle est contagieuse. Ses employés embarquent aussi dans l’aventure et de plus en plus de clients également.

Petit à petit, le mouvement amorcé par le restaurateur fait son bout de chemin.

En attente de l’entrevue, TC Media est d’ailleurs témoin de cette générosité collective. Une cliente achète quatre sandwichs et des patates. À la caisse l’employée lui fait don des patates tout bonnement.

Une autre cliente achète un second sandwich qu’elle ne prendra qu’avant de quitter les lieux – pour qu’il reste chaud – puisqu’elle le remettra à un itinérant à l’extérieur. Un don spontané après avoir entendu parler de ce que faisait le restaurateur pour les plus démunis.

Des gestes qui se répètent de plus en plus souvent, confirme Karla Batres, employée.

«Raji est juste généreux et ça incite les gens à faire pareil. Moi-même il m’arrive de terminer mon quart de travail et d’acheter un repas que je donne à une personne dans le besoin.»

Et M. Abi Rached aimerait que plus de restaurateurs l’imitent. Il estime qu’il est peu coûteux d’offrir des repas aux plus démunis et que la force du nombre aura véritablement un impact significatif.

C’est d’ailleurs pourquoi il a accepté de parler de ses initiatives.

«Plus on sera à donner et plus il y aura de gens qui voudront donner. Ça ne peut que faire boule de neige», espère-t-il.

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