Collaboration spéciale Plusieurs coyotes ont été aperçus dans l'arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve, notamment au Faubourg Contrecoeur et dans les quartiers de Hochelaga et Guybourg.

Depuis quelques semaines, la présence de coyotes au Faubourg Contrecoeur et dans l’arrondissement semble s’être accrue. Divers résidents ont publié des photos à cet effet sur les médias sociaux, alors que la Ville de Montréal invite les citoyens à la prudence.

Difficile d’en chiffrer le nombre dans le quartier. Ils ont toutefois été aperçus dans le rond-point de la rue Robitaille, en bordure de la Carrière Lafarge ainsi que dans le parc Carlos-d’Alcantara.

D’autres ont aussi été vus dans les secteurs de Hochelaga et dans Guybourg.

Jusqu’à maintenant, aucun incident impliquant un coyote n’a été déploré dans Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM), confirme le maire Pierre Lessard-Blais.

La Ville a récemment créé une ligne info-coyote (438 872-2696) pour permettre à la population d’obtenir de l’information ou de signaler la présence du coyote en milieu urbain.

Ce coyote a été aperçu au parc Carlos-D’Alcantara dans le Faubourg Contrecoeur.

Des affiches ont aussi été produites sur les précautions à prendre en cas de rencontre avec un coyote. L’important est de garder son calme et de laisser à l’animal l’espace nécessaire pour s’enfuir.

Si celui-ci a une réaction agressive, donnez-vous un air imposant en levant vos bras; faites du bruit pour l’apeurer; éloignez-vous en reculant lentement et en gardant un contact visuel avec l’animal. Il n’est pas recommandé de tourner le dos à un coyote ni de courir.

Le maire invite les gens à ne pas hésiter à contacter la ligne info-coyote et pas seulement s’ils en croisent un qui est dangereux.

«En nous indiquant la présence de coyotes dans un secteur, cela nous permettra de documenter le sujet et de nous guider dans nos décisions.»

L’objectif de la Ville en est un de cohabitation, assure M. Lessard-Blais.

Éducation et sensibilisation
Montréal a accordé un contrat de 30 000$ pour des services de trappage et de pistage de coyotes dans les 19 arrondissements de la métropole.

Une méthode qui ne fait pas l’unanimité et à laquelle s’oppose Mireille Goulet, résidente de MHM et biologiste de formation qui s’intéresse particulièrement à la question des conflits entre les animaux et humains.

«Le trappage et la relocalisation ne sont pas efficaces. Le coyote est un animal territorial. Quand il y en a un qui quitte un secteur, il est remplacé par un autre.

«Le trappage ne cible pas les coyotes problématiques. Des animaux domestiques peuvent aussi être piégés», de mettre en perspective la biologiste.

Cette dernière croit qu’il serait beaucoup plus approprié de faire de l’éducation et de la sensibilisation auprès des humains sur les gestes ou comportements à adopter pour une meilleure cohabitation.

«Le coyote est un animal craintif de nature, rappelle-t-elle. Il ne représente pas un danger et il est présent depuis plus de 30 ans à Montréal. Il est même bénéfique pour contrôler les populations de petits rongeurs qui peuvent être porteurs de la maladie de Lyme.»

Mme Goulet demeure convaincue que la source du problème est de nature humaine, lorsque des gens nourrissent les coyotes. Ceux-ci se mettent alors à ne plus craindre l’humain. Là «ça devient problématique».

C’est à ça qu’il faut travailler et sensibiliser les gens, selon elle.

Une pétition circule présentement en ligne pour demander à la Ville de ne pas capturer ni euthanasier de coyotes. Son auteure, Liliana Danel, demande ni plus ni moins que l’annulation du contrat de trappage.

La dame déposera sa pétition en personne à l’hôtel de ville de Montréal.

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