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Chaque année, le Chez-Nous de Mercier-Est organise une activité thématique, le 15 juin, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes aînées pour sensibiliser les gens à ce phénomène qui touche de 4 à 7% des personnes âgées vivant à domicile.

Seulement dans Mercier-Est, de juin 2016 à juin 2017, 354 incidents criminels impliquant une personne de 65 ans et plus ont été répertoriés par les agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) du poste de quartier 48, rappelle Léo Fortin, directeur général du Chez-Nous de Mercier-Est.

Et les données de 2017-2018, qui seront disponibles prochainement, laissent entrevoir un scénario similaire, ajoute-t-il.

Il reste encore beaucoup de travail de sensibilisation à faire, estime le directeur général.

L’organisme a donc pris les grands moyens. Cette année, l’hôtel de ville de Montréal et la Tour de Montréal du Parc olympique s’illumineront de mauve dès la tombée du jour.

Ces gestes à grand déploiement permettront aux gens, espère-t-on, de se questionner et qui sait, d’amorcer la discussion autour du sujet de la maltraitance des aînés.

Un phénomène qui prend diverses formes
Contrairement à la croyance populaire, la maltraitance des aînés n’est pas que physique. Outre les ecchymoses et les blessures, il y aussi de la maltraitance psychologique, sexuelle et économique par exemple. Les mauvais traitements se retrouvent sous différentes formes et souvent de façon insidieuse.

Et la dénonciation n’est pas simple. Surtout quand elle implique un proche de la famille. Elle demande du courage de la part des victimes, mais le meilleur moyen d’y mettre fin demeure de rapporter les incidents auprès des policiers.

Une étude menée par la Chaire de recherche sur la maltraitance envers les personnes aînées de l’Université de Sherbrooke et DIRA Estrie – le centre d’aide aux aînés victimes de maltraitance – dévoilait que s’ils étaient la cible ou témoin de maltraitance, 77% des aînés éprouveraient des craintes avant de se confier. Craintes de vengeance, d’abandon, de ne pas être cru, d’être isolé ou d’être perçu comme un délateur, etc.

«Ce constat navrant témoigne du fait que chacun doit être attentif aux signes de situations de maltraitance envers les personnes âgées.

«Il est de notre responsabilité collective de tisser un réseau de soutien social qui soit de qualité et qui prend soin de nos parents, de nos grands-parents et de nos voisins vieillissants», rappelle Lise Beaudoin, présidente de la Table de concertation des aînés de l’île de Montréal.

Au Chez-Nous de Mercier-Est, on l’a bien compris. L’entraide et le soutien sont au cœur des interventions des bénévoles de l’organisme ou employés. Et les partenariats auxquels participe le Chez-Nous permettent de créer cette solidarité au sein du quartier.

Car à terme, ce n’est qu’ensemble qu’il sera possible d’implanter une culture de bienveillance basée sur le respect, la dignité et la sécurité des aînés.

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