Steve Caron/Le Flambeau Des incivilités et altercations à caractère raciste et misogyne sont survenues dans les dernières semaines au parc du Bocage. Des adolescents tentent d'y faire la loi.

Habituellement considéré comme un secteur plutôt tranquille, le parc du Bocage a été le théâtre de plusieurs altercations à caractère raciste et misogyne depuis le début de l’été. Les riverains sont inquiets, eux qui n’avaient encore jamais été confrontés à de tels incidents dans leur quartier.

Une gardienne du parc portant le voile a été frappée par un jeune homme âgé d’une quinzaine d’années sans raison particulière.

Une collègue de la victime confirme l’événement et soutient que les dernières semaines ont été difficiles pour ces jeunes employés de l’arrondissement d’Anjou qui ont maille à partir avec des adolescents qui veulent faire la loi dans le parc.

Des riverains ont raconté au Flambeau qu’un père de famille d’origine jamaïcaine de trois enfants s’est fait traiter de «sale nègre» et invectiver par une bande de jeunes enfants. Plusieurs parents ont dû intervenir pour calmer la situation.

Autre incident, la semaine dernière trois jeunes enfants noirs jouaient dans le parc. Un garçon d’une quinzaine d’années a traité la mère d’un des enfants de «sale pute». Il a ensuite poussé un des jeunes et en a frappé un autre au ventre.

M. Perron, qui habite à proximité du parc, est sorti de sa résidence pour se porter à la défense des trois jeunes enfants. À la vue du citoyen, l’agresseur a pris la fuite.

M. Perron et ses voisins n’en reviennent tout simplement pas. Leur quartier n’a jamais été l’objet de tels incidents racistes auparavant.

«Ici, c’est un secteur multiculturel. Tout le monde se connaît et cohabite très bien. Mais depuis le début de l’été, des adolescents provenant d’on ne sait où perturbent la tranquillité du quartier.»

À la piscine du parc des Roseraies, ce qu’on y entendait lors des baignades familiales comme langage ordurier, rapporte M. Perron, n’avait aucun sens.

Une plainte formulée par un voisin de M. Perron a toutefois eu des effets positifs. Certains jeunes ont été expulsés par l’arrondissement d’Anjou pour tout l’été de l’installation aquatique.

Un premier pas dans la bonne direction, de dire des riverains du parc du Bocage, qui aimeraient une présence accrue des policiers dans leur secteur.

D’abord pour mettre fin aux altercations répétées et ensuite rétablir la quiétude dans le quartier.

Après vérification auprès de ses policiers, le lieutenant du poste de quartier (PDQ) 46, François Léonard, indique n’avoir pas eu vent des événements déplorés par les riverains du parc du Bocage. Il invite les citoyens à ne pas hésiter à contacter les agents.

«Le retour des cadets policiers et des patrouilleurs à vélo pour la période estivale nous permet d’intensifier nos interventions dans les parcs de l’arrondissement. Le mandat des cadets policiers est justement de visiter les parcs de notre territoire et d’y assurer une présence.»

Les gens peuvent nous contacter pour nous faire part de leur problématique particulière, d’ajouter le lieutenant.

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