Steve Caron - Le Flambeau «Il y a toujours eu des voitures garées là et jamais personne n'a reçu de contravention. Je ne comprends pas pourquoi du marquage a été fait à cet endroit», indique le conjoint de Mme Charron.

La polémique entourant les fameuses bandes jaunes délimitant l’interdiction de stationner à moins de cinq mètres d’une intersection a de nouveau fait l’objet d’interventions citoyennes au conseil d’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (MHM), mardi dernier. Plusieurs en avaient encore long à dire sur le sujet.

«Sur la rue Taillon, entre Rousseau et Tiffin, c’est 18 places de stationnement que nous perdons. Ils ont mis des bandes jaunes partout, même si à certains endroits ce n’était pas justifié», déplore Jocelyne Charron, résidente de la rue Taillon.

La dame et ses voisins ont été surpris de constater que du marquage avait été fait sur le trottoir du côté ouest devant des rues se terminant en ronds-points. La rue Taillon est à sens unique vers le sud et elle est bordée par des résidences tout le long du trottoir du côté ouest.

«Ils ont marqué le trottoir sur une distance de 30 pieds, soit près de 10 mètres. Ça n’a aucun sens. Je ne comprends pas la logique derrière ce marquage et pourquoi on interdit le stationnement du côté ouest devant ces ronds-points», dénonce le conjoint de Mme Charron.

Le couple appréhende déjà les prochains mois et la saison hivernale, alors qu’il est déjà «difficile de se stationner dans le secteur.»

Les règles sont loin d’être uniformes, de constater pour sa part Claude Girard. Devant son commerce de la rue Notre-Dame, un poteau marquant l’interdiction de stationnement a été installé cette semaine sur une distance d’environ 21 pieds du trottoir. Tout juste de l’autre côté de la rue, le même poteau d’interdiction de stationnement a été installé à environ 15 pieds du trottoir.

Des exemples similaires sont monnaie courante un peu partout dans l’arrondissement.

L’entrepreneur responsable du marquage dans MHM a amorcé des correctifs, mais plusieurs endroits restent encore à corriger.

Le maire, Pierre Lessard-Blais, assure que des directives ont été données à l’entrepreneur.

Les bandes jaunes seront peintes à un mètre de l’intersection à partir d’un angle de 45 degrés, a-t-il expliqué. Lorsque les rues se terminent en T, il n’y aura pas de marquage à la rue extérieure sauf si on est dans une zone près d’un parc ou d’une école.

Des explications qui ont satisfait Mme Charron et ses voisins. Ils sont prêts à donner une chance au coureur.

«Si la longueur du cinq mètres est respectée et que les correctifs sont apportés pour les rues en T, ce sera moins pire. Le stationnement demeurera restreint dans notre secteur, mais nous n’y pouvons rien», dit la citoyenne.

D’ici le mois de décembre, soit l’échéancier que s’est fixé la Ville de Montréal pour serrer la vis et faire respecter cet aspect du Code de la sécurité routière (interdiction de stationner à moins de cinq mètres d’une intersection), l’application du règlement demeure au bon jugement des policiers et agents de stationnement.

Lors du passage du Flambeau sur la rue Taillon, les voitures garées à l’intérieur des bandes jaunes n’avaient pas reçu de constat d’infraction.

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