(Photo : gracieuseté) David Huard s’entraîne au Club de boxe de l’Est tout en faisant ses travaux communautaires.

Le Club de boxe de l’Est se veut plus qu’un simple lieu d’apprentissage et de développement sportif; depuis maintenant un an, il permet à des contrevenants de redonner à la société.

L’idée a germé dans l’esprit du boxeur David Huard. Ayant été condamné à 150 heures de travaux communautaires, il a demandé à Douggy Berneche, entraîneur et organisateur du club, de les faire au gym. « Je m’entraînais déjà là-bas. Après ma condamnation, j’ai demandé à Douggy si je pouvais faire mes heures ici. Après des discussions avec mon agent de probation, ils ont accepté », explique M. Huard.

Le programme était alors lancé. « L’agent de probation a tellement aimé le projet qu’il me proposait constamment d’autres jeunes. Depuis les débuts, une quinzaine de personnes sont venues faire leurs heures au gym », affirme M. Berneche.

Lors de leurs travaux communautaires, les délinquants doivent faire le ménage ou aider lors des nombreux événements organisés par l’organisme au cours de l’année. « Au club, nous leur montrons à se responsabiliser. En plus de leurs travaux, ils apprennent aussi quelque chose, dont l’organisation d’événements. Cette notion est importante pour nous, car sinon, ce n’est que du bénévolat », soutient M. Berneche.

Les travaux sont organisés selon les aptitudes des personnes. « C’est selon la personnalité des jeunes. S’ils sont attirés par la boxe, comme pour David, nous allons les mettre sur les événements sportifs. S’ils sont plus introvertis, ils feront le ménage, par exemple », souligne M. Berneche.

Un excellent cadre

Selon David, les travaux communautaires devraient être faits dans des organismes sportifs. « Je le recommande, surtout pour les hommes, car nous canalisons mal notre énergie. Le sport, peu importe lequel, nous permet de nous ouvrir.

« J’étais dans une très mauvaise passe émotivement lors de mes délits. La boxe m’a permis de me vider de mon agressivité et d’avoir plus de confiance en moi », admet-il.

« Souvent les gens pensent que la boxe attire les combats et les problèmes. C’est faux. C’est un univers contrôlé. Ce n’est jamais arrivé qu’une personne brise des miroirs ou frappe dans des casiers », révèle M. Berneche.

Pour David, il ne reste qu’une cinquantaine d’heures communautaires à faire au sein du club. Ce qui est certain, c’est qu’il s’est découvert une vraie passion. « Je vais rester au club après mes heures. J’ai commencé à mettre les gants et à participer à des combats amateurs. Mon plan est de faire carrière dans ce sport », confie-t-il.

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