(Photo: archives) Les activités du conseil d’arrondissement ont été perturbées par la présence de plusieurs personnes participant au « mouvement des casseroles ».
Le « mouvement des casseroles » s’est fait entendre haut et fort lors du dernier conseil d’arrondissement. Durant plus de deux heures, les manifestants ont perturbé le déroulement de la séance, rendant les échanges et discussions presque inaudibles.

Interpellés par le comité BAILS Hochelaga-Maisonneuve, les élus ont été invités à se positionner publiquement à l’égard de la Loi 78, en appuyant une résolution remise préalablement au maire Réal Ménard.

Le document du comité BAILS leur demandait de dénoncer la loi spéciale limitant certains droits fondamentaux, de l’avis de plusieurs, et d’exiger son retrait; que l’arrondissement fasse valoir cette position auprès de la Ville de Montréal, de ses arrondissements et auprès du gouvernement provincial.

Sur le principe de base, les élus étaient d’accord. Par contre, ils ont tenu à adopter leur propre résolution dans laquelle il était mentionné qu’ils condamnaient avec force et vigueur les gestes de désobéissance civile.

Le point a mis le feu aux poudres. Les gens faisant partie du « mouvement des casseroles » ont alors commencé à s’agiter, dénonçant la position des élus sur ce point.

« Être contre des actes de violence, c’est une chose. Être contre la désobéissance civile, c’est autre chose. Le concept même de démocratie implique une certaine dose de désobéissance civile », croient des manifestants.

Un point de vue éthique que ne partage pas le conseiller de Hochelaga, Laurent Blanchard.

En tant qu’élu municipal, je ne peux tout simplement pas cautionner des gestes de désobéissance civile, explique-t-il. En ce sens, notre résolution est tout à fait acceptable, mais il dit comprendre les contestataires.

« Rien ne dit qu’on ne peut pas améliorer la résolution au prochain conseil. Avec plus de temps pour nous pencher sur le dossier, les choses pourraient être différentes », ajoute le conseiller de Hochelaga.

Le fameux bout de phrase soulevant les passions aurait été une condition imposée par certains élus de l’arrondissement pour donner leur appui à la résolution. Difficile cependant de dire avec exactitude le ou les élus tenant absolument à cette phrase.

« Il aurait été facile pour les élus d’adopter une résolution en excluant la notion de désobéissance civile, estime Jonathan Aspireault-Massé, coordonnateur du comité BAILS. Ainsi, tout le monde aurait été content. »

M. Aspireault-Massé tient toutefois à se dissocier, ainsi que son organisme, des gestes de perturbation du conseil d’arrondissement.

« J’ai interpellé les élus sur la question, sans plus. Après l’adoption de leur résolution, je suis sorti à l’extérieur de la maison de la culture. Je n’ai donc pas participé aux gestes de perturbation », précise-t-il.

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