Le 25 mars avait lieu le 10e dîner spaghetti du groupe scout 150 Notre-Dame d’Anjou. Plus de 100 ans après les débuts du scoutisme, force est de constater que l’engouement n’est plus aussi prononcé qu’il y a quelques décennies.

Pour la chef adjointe du groupe scout 150 Notre-Dame d’Anjou, Gabrielle Rioux, le scoutisme n’est peut-être plus aussi populaire qu’à ses débuts, mais cela ne signifie pas que le mouvement s’essouffle.

« Je ne pense pas que ça s’éteigne. Je pense que le mouvement va durer. Il va falloir modifier le type de scoutisme et l’adapter. Je pense qu’il va être capable de survivre », répond l’adjointe chef, qui contrairement à la plupart des membres scouts, s’est jointe au mouvement alors qu’elle était adulte.

Les castors (7-8 ans) et les louveteaux (9-11 ans) sont les deux groupes qui comptent le plus de membres. Une fois à l’adolescence, les jeunes se trouvent d’autres activités, d’autres champs d’intérêt, ce qui les oblige souvent à faire un choix.

Selon Gabrielle Rioux, ce qui pourrait justifier le fait que les jeunes sont moins portés à s’engager au sein du mouvement scout, c’est l’accessibilité aux différentes activités parascolaire.

« Nous voyons de plus en plus de jeunes partir parce qu’ils veulent se concentrer dans un seul champ d’intérêt. Des fois, c’est du théâtre, d’autres fois c’est du sport. C’est certain qu’on a un petit pincement au cœur de les voir partir, mais en même temps on ne peut que se réjouir de les voir faire quelque chose qu’ils aiment », confie-t-elle.

Mme Rioux ajoute que ce qui nuit à la popularité du scoutisme, c’est qu’un préjugé persiste par rapport au mouvement.« Ce n’est pas une activité que les jeunes promeuvent entre eux. À l’école, ils peuvent se faire taquiner. Alors, la plupart du temps, ce sont les jeunes qui ont commencé à sept ans qui poursuivront jusqu’à devenir guide », souligne-t-elle.

Le scoutisme, toujours traditionnel?

Longtemps associé à la religion chrétienne, le scoutisme est aujourd’hui pratiqué dans plus de 200 pays à travers le monde. Aujourd’hui, ce ne sont plus des religieux qui dirigent les groupes, mais bien des guides œuvrant dans différents domaines.

« Le scoutisme a été associé à l’église et c’est surtout à cette époque qu’il a été populaire. Puis, c’est devenu de moins en moins clérical avec les années. On ne parle plus que du catholicisme, on aborde d’autres religions. À notre époque, on ne peut pas être fermés et avoir des œillères », explique la chef adjointe.

Elle ajoute que dans plusieurs associations scoutes, des spécialisations sont possible afin d’inciter le jeune à s’engager.

« Il y a les scouts marins, les scouts pompiers. Les jeunes vont faire des activités plus spécifiques qu’en scoutisme traditionnel », mentionne-t-elle.

Bien qu’elle observe une légère diminution dans les nombres de membre de ses groupes, Mme Rioux est convaincue que le scoutisme a sa place. En plus de faire de ces jeunes de meilleurs citoyens, le parcours d’un jeune scout fera de lui une personne débrouillarde et autonome.

10e anniversaire du dîner spaghetti

Le 25 mars, le groupe scout 150 Notre-Dame d’Anjou a célébré la 10e année de son dîner de levée de fond, qui est une des principales activités de financement de l’association. Lors de cette journée, le groupe a tenu à souligner l’engagement de la députée Lise Thériault et de Daniel Hébert de la caisse populaire Desjardins d’Anjou.
« Ces deux personnes nous ont beaucoup aidés, pas juste monétairement, elles nous ont soutenu dans nos projets », soutient Mme Rioux. Elle ajoute que la préparation de cette activité demande beaucoup d’investissement et d’énergie de la part des membres.
« Le scoutisme, on dit que c’est deux heures par semaine… oui, c’est deux heures de libres qui nous restent par semaine! », conclue-t-elle.

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