Les élèves de l’école secondaire Louise-Trichet ont décidé d’appuyer leurs aînés des cégeps et des universités de la province en boycottant leurs cours les 1er et 2 mai.

Avant le début des classes, les manifestantes (l’école secondaire Louise-Trichet est une école réservée aux filles) ont érigé une barrière humaine pour empêcher les enseignants et les élèves d’entrer à l’intérieur de l’établissement.

Pour cette première journée de boycottage, le plan de match des contestataires a fonctionné, seul le directeur a pu accéder à l’école.

Quelques affiches ont été posées dans les fenêtres de l’école, sans plus. La manifestation se voulait un événement pacifique.

« Nous sommes arrivées de bonne heure et le directeur se trouvait déjà à l’intérieur. Pour ce qui est des enseignants et des élèves, tout s’est bien passé. Il n’y a pas eu de confrontation et ils ont décidé de rebrousser chemin », explique Andréa Portilla, élève de Louise-Trichet et l’une des organisatrices de la manifestation.

Devant la solidarité des élèves, la direction n’a eu d’autres choix que d’annuler les cours.

Décision majoritaire

Les élèves de Louise-Trichet ont voulu appuyer le mouvement de protestation contre la hausse des frais de scolarité, car elle se sentent concernées par la question.

C’est un enjeu majeur, souligne Mme Portilla. Au cours des prochaines années, ce sera nous qui ferons les frais de la hausse. Il est faux de croire que la situation ne nous affectera pas et il est important de prendre part au débat.

Les élèves ont eu le loisir de se prononcer librement. Le vote pris lors de l’assemblée générale en a été un secret. Le taux de participation a été de 55 % et 75 % des élèves ont voté pour le boycottage.

Si elle avoue qu’elle aimerait bien que d’autres écoles secondaires manifestent leur solidarité, Mme Portilla croit toutefois qu’il s’agit d’une décision personnelle qui appartient aux élèves.

« Ma sœur est présentement à l’université. Il était normal pour moi de poser un geste afin de soutenir la cause. J’espère seulement que d’autres en feront autant. »

Nous avons tenté de joindre la direction de l’école, sans succès. Sur le site Internet de l’établissement, on pouvait y lire : « nous souhaitons garder l’école ouverte afin d’offrir les services éducatifs auxquels sont en droit de s’attendre nos élèves. De plus, il est clair que, peu importe la situation, la direction veillera, en priorité, à assurer la sécurité des élèves. »

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