Steve Caron/TC Media Marc-André Blanchette, directeur général du Carrefour jeunesse-emploi Anjou – Saint-Justin.

Marc-André Blanchette adore les défis. Le nouveau directeur général du Carrefour jeunesse-emploi (CJE) Anjou – Saint-Justin risque d’être servi à souhait, lui qui arrive en poste, au même moment où l’offre de services de l’organisme s’apprête à changer.

«J’ai eu une semaine pour rédiger une nouvelle entente de partenariat avec Emploi-Québec. Tout va très vite, mais j’aime ça», avoue-t-il.

Avant d’accepter l’emploi, il travaillait auprès d’un député fédéral de Québec, il a mûri sa décision pendant trois mois. Conscient des transformations à venir dans les CJE, il a tout de même décidé de plonger dans l’aventure.

«Une période de changement, ce n’est jamais agréable. Je suis toujours aussi convaincu de l’importance des carrefours jeunesse-emploi. Le modèle d’intervention et l’expertise des CJE ne seront pas mis de côté.»

Au cours des prochains mois, les semaines seront chargées. Le nouveau directeur général devra se familiariser avec son territoire d’accueil et les organismes communautaires du milieu.

Réforme des CJE
La nouvelle entente de partenariat avec Emploi-Québec amène des changements dans les façons de faire actuelles. À ce chapitre, le principal intéressé indique sans détour que le CJE Anjou – Saint-Justin «ne laissera pas tomber les jeunes.»

L’organisme maintient tout son volet entrepreneurial et l’été prochain, la coopérative jeunesse de services (CJS) sera de retour une fois de plus.

Par contre, à compter du 1er avril, 60% de la clientèle du CJE devra être composée de prestataires d’aide sociale ou d’assurance-emploi. Ces jeunes seront référés par le Centre local d’emploi (CLE) Saint-Léonard.

Pour que les interventions du CJE soient considérées comme fructueuses, les jeunes devront retourner à l’école ou intégrer le marché de l’emploi, au plus tard 12 semaines après la fin des interventions.

L’autre 40% de la clientèle sera composée de jeunes ayant des difficultés particulières à intégrer le marché du travail. Ces jeunes nécessitent un encadrement plus soutenu.

Les grands oubliés de la réforme sont les étudiants à temps plein ou encore les jeunes déjà à l’emploi (souvent au salaire minimum) qui souhaitent améliorer leur sort.

«Je ne suis pas d’accord à 100% avec la réforme, mais nous allons nous adapter», indique M. Blanchette, qui répète que le CJE ne laissera pas tomber les jeunes, sans toutefois vouloir épiloguer davantage sur ce que cela pourrait signifier concrètement.

 

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